6 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kinshasa : les chauffeurs de taxi-bus ont exprimé leur ras-le-bol face aux tracasseries de la PCR

Dans la capitale congolaise, un problème de transports s’est posé ce lundi 22 novembre dans la plupart d’arrêts. Les chauffeurs de taxi-bus se sont décidés de ne pas travailler à cause de multiples tracasseries qu’ils subissent des agents de la Police Circulation Routière (PCR), situation les poussant ainsi à exprimer leur indignation.

Sur les différentes artères de la ville, seuls les véhicules des privés étaient visibles, alors que les voitures et les bus assurant le transport en commun étaient inaperçus. Les conducteurs des taxis moto se sont également alignés derrière cette décision, ce qui n’a pas facilité les courses des kinois et kinoises.

Nous en avons marre de tracasseries de roulages qui ne nous facilitent pas la tâche. Nous nous sentons comme des étrangers dans notre propre pays. Ce n’est pas que nous refusons de contribuer au développement de notre pays en payant différents taxes, ce qui nous indigne, c’est la manière d’opérer de ces agents routiers, qui considèrent toutes nos actions comme une infraction. C’est pourquoi nous demandons à l’État congolais d’intervenir dans cette affaire afin de s’imposer en prenant des bonnes décisions qui vont essayer de réconcilier une bonne relation entre les chauffeurs des engins et les agents de la sécurité routière.

a déclaré un chauffeur.

La population pénalisée, se dit être victime de cette situation :

Nous ne savons pas en quoi sommes-nous responsables de ce qui se passe entre les chauffeurs et les agents de la PCR.

dit un passager, avant de poursuivre :

Nous sommes tout simplement des victimes, nous ne savons pas comment rejoindre nos lieux de travail en pied. Ce n’est pas la première fois qu’une situation pareille puisse se vivre en RDC en général et ici à la capitale en particulier, c’est un problème infernal. Nous demandons aux autorités du pays de s’impliquer sérieusement pour que ce genre de situation ne puisse plus se reproduire. Et même si l’État s’impliquait, il reste de se poser la question : est-ce que les tracasseries routières finiront un jour dans ce pays ?

s’est-il interrogé.

Sachez qu’en plus de ce problème de transport, la ville de Kinshasa a connu, ce lundi, la manifestation du bloc patriotique contre Dénis Kadima à la présidence de la CENI.

HOPE YAFUNGA

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