8 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Politique

Bras de fer Nikomba – Kapalata : le Conseil d’État s’en remet au Président de la République et recadre la Ministre de la Justice

Le torchon continue de brûler entre les parties opposées dans l’interminable feuilleton de contentieux électoraux en appel des élections de Gouverneurs et Vice-gouverneurs des provinces de la Mongala et de la Tshopo.

Après le second tour de l’élection du Gouverneur dans la Tshopo dont le résultat a été annulé par la Cour d’Appel de Kisangani, tout est reparti de l’arrêt du Conseil d’Etat qui propulsait Madeleine Nikomba au fauteuil du Gouvernorat.

S’en est suivie la sortie médiatique de Rose Mutombo qui, sans retenu, s’est opposée aux arrêts du Conseil d’Etat concernant les contentieux électoraux de deux provinces précitées.

Dans la foulée, cette juridiction administrative au sommet de l’ordre administrative a tenu à recadrer la Ministre de la Justice, dans une correspondance adressée au Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, signée le 31 mai dernier, dont une copie est parvenue à la rédaction de Kaba Lisolo ce vendredi 3 juin.

Sans le moindre égard aux dispositions des articles 149, alinéas 1er à 3; 150 et 151 de la Constitution qui rendent le pouvoir judiciaire indépendant du pouvoir législatif et exécutif, interdisant au pouvoir exécutif de donner injonction au juge dans l’exercice de sa juridiction (…) refusant de se donner la peine de prendre connaissance desdits arrêts ou d’approcher la juridiction pour y être éventuellement éclairée, à titre privé; la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, s’est tout simplement permise de remettre en cause l’ordre constitutionnel établi, violant ainsi manifestement la Constitution, en touchant à ce qui est essentiel à la République, son pouvoir judiciaire.

a écrit dans cette correspondance, le Professeur Félix Vunduawe te Pemako, Premier Président du Conseil d’Etat, avant de s’en remettre à Félix Tshisekedi, pour la décision finale dans ce dossier aussi chaud que long.

Selon nos sources, le dénouement de ce feuilleton devrait intervenir dans un délai de 15 jours, à dater de la publication des arrêts (27 mai) du Conseil d’Etat siégeant en matière de contentieux électoraux.

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