L’Association du corps scientifique de la Grande Orientale a rendu public, ce mercredi 15 juillet 2026, un mémorandum lu devant la presse au Centre Monaco de l’Université de Kisangani par son président, Guy Buse Molisho. Dans ce document, elle réaffirme son soutien aux revendications du banc syndical de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) et annonce un durcissement du mouvement en l’absence d’une réponse favorable du gouvernement.
Réunie le mardi 14 juillet 2026 pour examiner l’évolution des négociations avec les autorités, l’association indique avoir analysé plusieurs revendications jugées prioritaires. Il s’agit notamment de l’application des nouveaux barèmes salariaux, du paiement de la paie complémentaire, de l’octroi de la prime de recherche, de la prorogation d’une année du délai de soutenance des mémoires de DES/DEA et d’inscription en thèse, de la mécanisation des nouvelles unités ainsi que de la régularisation des grades administratifs.
Selon le mémorandum, les informations recueillies auprès des représentants syndicaux révèlent qu’aucune avancée concrète n’a été enregistrée jusqu’au 13 juillet 2026. Les signataires estiment que le blocage du dossier serait principalement imputable au ministère des Finances.
Dans ce contexte, le banc syndical de l’ESU a décrété la journée du mercredi 15 juillet 2026 comme une journée sans activités dans l’ensemble des établissements publics de l’enseignement supérieur et universitaire du pays. À Kinshasa, les agents de l’ESU ont été invités à se rassembler dès 8 h 08 devant le cabinet du ministre des Finances afin de faire entendre leurs revendications.
Le mémorandum prévient également qu’en l’absence d’une réponse satisfaisante des autorités, le banc syndical reprendra, à compter du 22 juillet 2026, le mouvement de grève suspendu en 2024. Cette reprise entraînerait la suspension de toutes les activités académiques et administratives dans les établissements publics de l’ESU.
Les activités concernées comprennent notamment les soutenances de thèses, les défenses des mémoires de DES et DEA, les défenses des travaux tutorés et des mémoires de maîtrise, les enseignements, les examens ainsi que les services administratifs.
En conclusion, l’Association du corps scientifique de la Grande Orientale appelle les autorités compétentes à répondre rapidement aux revendications des enseignants-chercheurs afin d’éviter une paralysie du secteur. Elle estime que la responsabilité des conséquences d’une éventuelle reprise de la grève incomberait aux ministères concernés si aucune solution n’est trouvée dans les délais annoncés.
