Le Président de la République, Félix Tshisekedi, vient de mettre relativement un terme à la divergence d’opinions sur son avenir politique et la survie de l’Etat, en acceptant, contre toute attente, la tenue d’un dialogue inclusif en vue de renforcer la cohésion nationale dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, avec, notamment, l’occupation d’une partie du territoire par l’AFC-M23, une rébellion soutenue par le Rwanda et ses alliés.
C’était à l’issue d’un entretien avec les Chefs religieux ce vendredi 17 juillet 2026, après les échanges avec ses pairs de la région, le Président Denis Sassou Guesso, du Congo, ainsi que le Président en exercice de l’Union Africaine, Evariste Ndayishimiye, Chef de l’Etat du Burundi.
Par cette décision, à en croire Mgr Fridolin Ambongo, le Chef de l’État vient de revenir sur sa position initiale en faveur de la paix, en allant vers ses homologues de la région pour trouver une issue pacifique à la situation sécuritaire qui ronge l’Est de la RDC.
Il aura fallu des mois de crispations politiques, le contrôle prolongé et l’administration parallèle des plusieurs entités par la rébellion, des appels répétés et ignorés des confessions religieuses en vue d’un dialogue et une pression grandissante de l’opinion pour faire évoluer la position du chef de l’État.
Peu avant, une opinion selon laquelle Félix Tshisekedi restera au pouvoir jusqu’à ce que la paix soit complètement rétablie sur toute l’étendue du territoire a émergé au sein de l’Union sacrée, d’un côté. Selon membres de la majorité au pouvoir, ce projet, devrait concourir à la revision ou au changement de la Constitution actuelle. L’opposition, de l’autre côté, a monté au créneau pour s’opposer à ce projet à travers des marches pacifiques souvent violemment réprimées par la police. L’Eglise quant à elle, a été scindée en deux camps. L’un constitué de l’Eglise Catholique et l’Eglise du Christ au Congo, s’est montré contre tout projet du changement de la Constitution tout en priorisant la tenue d’un dialogue, tandis que l’autre camps, composé en grande partie des Églises dites de « Réveils » soutenaient le prolongement du pouvoir de Félix Tshisekedi.
Entre Décembre 2024 et Janvier 2025, le Camp ECC-CENCO a multiplié des échanges et consultations avec les dirigeants de la région, ceux de l’AFC-M23. Ces démarches ont même abouti à une feuille de route dénommée «Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RD Congo et dans les Grands lacs». Ces efforts ont été malheureusement boycottés par le régime Tshisekedi et lui-même, qualifiant parfois les prêtres de collaborateurs du Président Rwandais, Paul Kagame ou tout simplement, des ennemis de la République. Après plusieurs mois de guerre d’opinions et de rejets réciproques, le président Félix Tshisekedi a finalement franchi le pas vers la cohésion en vue d’une paix durable.
Cependant, la question sur le format et les acteurs qui devront prendre part à ce dialogue reste en suspens.
