Le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire–ESU, Muhindo Nzangi au nom du Chef l’Etat Felix Tshisekedi, a clôturé ce jeudi 14 décembre à Kisangani la première édition de la formation paramilitaire pour les étudiants.
Il y a un mois, le 9 novembre 2023, près de 1000 étudiants des différents établissements académiques de l’ESU se sont portés volontaires pour la formation paramilitaire, répondant ainsi à l’appel du Chef l’Etat à la mobilisation générale pour la défense de la patrie. 700 parmi eux, dont 21 venus de Goma dans le Nord-Kivu ont été retenus.
À Bengamisa, dans le territoire de Banalia, en Province de la Tshopo, ils ont bénéficié de l’expertise des 19 formateurs dont 5 scientifiques et 14 instructeurs militaires du Regroupement des centres d’instruction et d’entraînement (RCIE), une structure du commandement général des écoles militaires qui s’occupe de la formation des jeunes civils qui aspirent à devenir militaires.
Ils on acquis des notions sur le droit international humanitaire et le droit de l’homme sur l’histoire militaire du congolais, au-delà la matière purement militaires, explique Mputela Bertin, formateur au sein du RGCI.
Faire de la RDC la plus grande réserve armée en Afrique
Alors que l’Est du pays demeure menacé par les groupes armés étrangers et terroristes, dont le Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par le Rwanda et les Forces démocrates allies (ADF) souvent aussi accusés d’êtres appuyés par l’Uganda voisin, la RDC fait face à un défis sécuritaire permanent qui nécessite une forte mobilisation des ressources tant matérielles qu’humaines.
Le gouvernement congolais, pour faire face à ce défi, fait très souvent recours à la compétence extérieure, privilégiant ainsi la coopération régionale et internationale notamment avec la mission des nations unies pour la stabilité de la RDC–Monusco, les forces de l’EAC récemment et actuellement de la SADC.
Ces interventions militaires extérieures sont cependant critiquées par plus d’un congolais pour inefficacité sur le terrain. Il faudra alors reconstituer l’armée en mobilisant et en formant plus des jeunes pour compléter et appuyer les forces loyalistes.
En novembre 2022, le gouvernement par le ministère de la défense, a enregistré plus 20.000 volontaires à travers le pays, dans le cadre de l’appel du Chef de l’État à la mobilisation pour rejoindre les Forces armées de la RDC. Aussi, au niveau du parlement, la loi instituant la réserve armée de la défense a été votée.
Il a été clairement dit dans cette loi, rappelle Muhindo Nzangi : « la RDC s’engage à pouvoir mobiliser sa jeunesse pour qu’elle soit formée, en vue de constituer la plus grande réserve armée dans le vaste Afrique », a-t-il souligné.
566 réservistes formés, objectif atteint
La première cohorte a enregistré 566 lauréats au total, dont 29 filles, formés à un temps record, et sont prêts à être utilisés comme réservistes pour la défense de la patrie dans les rangs des forces Forces armées de la République Démocratique du Congo.
Ça ce n’est qu’un ballon d’essai. Nous irons jusqu’à 1 millions. Nous devons avoir une armée moderne, qui connait les nouvelles technologies une armée qui sonde les satellites, qui marche avec la télédétection, une armée où on lance les drones Kamikaze,
A expliqué Kabasele Yenga Yenga, Professeur Ordinaire, Physicien et Chercheur en Géo-Environnement de l’Université Pédagogique Nationale, Docteur en Sciences Spatiales de Télédétection du Climat.
Soulignons que le gouvernement congolais prévoit de former au moins 1millions des jeunes d’ici 5ans comme réservistes pour rejoindre les rang des Forces de défense en cas de nécessité.
