8 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani – SNEL : « Des mesures qui ne font que retarder l’inévitable » (Jedidia Mabela, militant de la LUCHA)

Ce jeudi 7 avril 2022, notre rédaction a relayé l’annonce de la remise en exploitation du groupe numéro 3 de la centrale hydroélectrique de la Tshopo, faite dans une correspondance d’Alphonse Kitambala Tabu, Directeur de la division régionale Nord-Est de la SNEL, adressée au Gouverneur a.i, Maurice Abibu Sakapela.

Cette annonce censée être perçue comme une bonne nouvelle, pourtant, ne met pas tout le monde d’accord. A l’image de Jedidia Mabela, militant de la Lutte pour le Changement (LUCHA) à Kisangani, qui pense que ceci n’est qu’un retardement de l’inévitable. Jedidia, en plus de nombreux lecteurs et abonnés de Kaba Lisolo dans les réseaux sociaux, qui ne croient plus, au vu du « mauvais service » rendu par la SNEL depuis plusieurs moi, à un changement.

Voici l’avis de Jedidia :

L’annonce de la SNEL sur la remise à l’Etat du groupe numéro 3 du barrage de la Tshopo a beau à aparaître comme une bonne nouvelle pour ses abonnés car elle permet de ramener sa capacité de production de de 6MW à 12MW; mais elle reste en réalité un calme avant la tempête, pour des raisons suivantes :

1. Les machines de ce barrage souffrent d’une vétusté qui rend précaires tous les travaux de rafistolage opérés jusqu’ici pour le dépannage. De telle sorte que nous sommes entrés depuis plus de 7 mois dans un cycle de panne et réparation. Ceci soulève une question légitime que chaque citoyen devra se poser : combien de temps va tenir ces machines réparées avant le prochaine panne qui entraînera le prochain délestage ?
2. La SNEL annonce un soulagement car elle sera plus au moins à mesure de produire 12MW pour une ville dont le besoin en énergie électrique est exprimé à 45MW. Un moindre mal?Pas du tout. Car la gestion opaque de la desserte en électricité caractérisée par le courant politiquement desservi renforce les inégalités sociales avec elle l’injustice sociale pour un service public qui se doit de respecter le principe d’égalité d’accès aux services publics tel que consacré par nos lois.

Mais que doivent faire concrètement les autorités pour venir à bout de ce problème ?

Je pense que le gouvernement national et le président FASTHI (qui n’a encore rien fait jusqu’ici pour la province de la Tshopo en général et la ville de Kisangani en particulier) devraient mettre en urgence soit un plan de construction d’un barrage dans cette partie du pays (le potentiel énergétique n’y manque pas), soit un plan de rénovation du barrage de la Tshopo pour améliorer la desserte en électricité et stimuler le développement de cette zone à vocation agricole et forestière.

Car, les mesures conjoncturelles ne permettront jamais de résoudre le problème mais elles retarderont l’inévitable.

La ville de Kisangani vient de sortir d’un nouveau délestage qui a duré près d’une semaine. Un délestage qui aura succédé à beaucoup d’autres. Les Boyomais ont, au fil du temps, normalisé le fait que le courant est une perle rare. La majorité se demande combien de temps tiendra ce groupe numéro 3 remis en exploitation.

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