10 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani : la SNEL se meut dans un marché à concurrence nulle ?

La ville de Kisangani dans la province de la Tshopo connaît un interminable problème de délestages. Le manque de courant dans ce coin du pays n’est plus une surprise pour personne.

Alors qu’elle possède une grande centrale hydroélectrique conscruite depuis 1954, avec la Société nationale d’Électricité (SNEL) qui fonctionne depuis 1958, semble avoir atteint ses limites à Kisangani. Depuis des mois, le courant n’a jamais donné l’impression d’être stable dans l’ex Stanley-ville.

L’obscurité est devenue une routine. Il suffit que l’électricité soit rétablie dans la ville, pour qu’au bout de 2 semaines, un nouveau délestage surgisse, avec le credo de la SNEL Tshopo dans ses communiqués « la centrale hydroélectrique de la Tshopo connait une nouvelle panne ». Curieusement, ces temps-ci, cette société elle-même en préfère donner sa langue au bois : plus aucune annonce de pannes.

SNEL sans concurrence, un autre facteur clé ?

Le constat fait à Kisangani quant à la production de l’électricité renseigne que s’il y’avait une entreprise concurrente à la SNEL, en cas de moindre panne, celle-ci se serait vite démenée pour pour dépanner, en vue de ne pas perdre la vitesse face à la concurrence. Encore faut-il que l’entreprise ait des techniciens compétents pour y arriver.

Cependant, les coupures intempestives du courant sont toujours au rendez-vous, le dysfonctionnement de cette entreprise publique a occasionné depuis près d’une décennie un déficit de plus de 6 mégawatts sur les 19 produits par les trois groupes qui fonctionnaient à la centrale hydroélectrique de la Tshopo. Ce qui ne permet plus à la SNEL de desservir normalement le 11 mégawatts à une ville qui en demande plus d’une trentaine de mégawatts, et ce, surtout avec la démographie et l’expansion géographique de la population de coin du pays, qui s’accroît du jour le jour.

La concurrence incite les entreprises à la régularité et l’amélioration de leurs productivités, ce qui participe à l’objectif d’une croissance soutenue. Pour assurer l’électricité à Kisangani, il est nécessaire de mettre en place une centrale photovoltaïque pour répondre aux besoins de la population boyomaise.

Comme disait un auteur anonyme, il est bien d’introduire plus de concurrence là où il y a des monopoles scléroses, la SNEL mérite d’avoir un concurrent pour lutter contre les coupures intempestives du courant électrique dans la ville d’espoir.

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