Un habitant de Byakato, dans la chefferie des Babila Babombi, territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, a été tué par des rebelles ADF le jeudi 30 avril. Le drame s’est produit dans son champ situé à Ndioka, dans la chefferie voisine des Babila Bakwanza.
Selon les informations rapportées par Ram’s Malikidogo, défenseur des droits humains dans la région, la victime, identifiée sous le nom de Muhiyi, surnommé Mudive, aurait été prise pour cible après avoir refusé de céder aux exigences des assaillants.
D’après cette source, les rebelles auraient imposé le paiement d’une taxe de 30 000 francs congolais, calculée en fonction du nombre de travailleurs présents dans son exploitation agricole. Son refus de payer aurait conduit à son exécution.
Au-delà de ce drame, la population locale vit dans un climat de peur grandissante. Les habitants dénoncent l’imposition de taxes illégales par les ADF, notamment sous forme de prélèvements assimilés au zakat, qui accentuent l’insécurité dans plusieurs villages.
Nous vivons dans une insécurité permanente. Aller au champ n’est plus seulement un moyen de survie, mais un risque quotidien.
témoigne un agriculteur ayant requis l’anonymat
Pour les communautés de Babila Bakwanza, ces pratiques représentent non seulement une pression économique, mais aussi l’installation progressive d’une autorité parallèle imposée par la force. Cette situation fragilise les activités agricoles et pousse progressivement certains habitants à quitter leurs localités.
