La ville de Beni est en ébullition depuis le début de cette semaine, marqué par une hausse du prix du carburant. Le litre d’essence a franchi la barre des 9 000 FC, une flambée soudaine qui a poussé les taximen à descendre dans la rue ce vendredi 1er mai 2026.
En cette journée dédiée à la Fête du Travail, les manifestants ne réclament pas seulement une baisse immédiate des tarifs, mais exigent également un échéancier clair de la part des autorités compétentes. Pour ces travailleurs du secteur informel, cette hausse est devenue insupportable : elle asphyxie leur économie quotidienne et entraîne, par ricochet, une augmentation significative du coût du transport pour la population locale.
Depuis la semaine dernière, nous faisons face à des difficultés liées au tarif et à l’approvisionnement en essence. Les clients se plaignent et nous-mêmes ne comprenons pas la situation. Les autorités nous ont expliqué que les tensions internationales, notamment en Iran, auraient un impact.
confie Kasereka Placide, entrepreneur local
Pour la société civile locale, la situation déjà tendue dans le centre urbain devient encore plus préoccupante sur les axes secondaires. À Mangina, par exemple, la rareté du carburant fait grimper les prix : le litre s’y négocie désormais entre 9 000 et 10 000 francs congolais.
Nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions. Chaque jour, les habitants perdent de l’argent et les clients n’ont plus les moyens de payer les courses.
déplore un responsable d’une corporation de moto-taxi à Beni
L’instabilité des prix du carburant plonge ainsi la région dans une forte incertitude économique. Sans intervention rapide des autorités pour réguler les stocks et stabiliser les prix, le secteur du transport pourrait connaître une paralysie, avec des répercussions sur l’approvisionnement de toute la zone.
