La directrice des relations extérieures du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Dominique Isabelle Hyde, a poussé un violent cri de colère face à la détresse des réfugiés congolais dans la zone de Koyongozi en province de Buhumuza au Burundi, qualifiant leur situation d’ intenable et réclamant une aide internationale immédiate.
En visite au camp de Busuma ce jeudi 16 juillet, qui héberge près de 54 000 civils ayant fui les violences en République démocratique du Congo (RDC), la responsable onusienne a dressé un bilan alarmant des conditions de vie sur place, marquées par un manque criant d’infrastructures de base.
Selon le HCR, à peine 40% de ces réfugiés disposent actuellement d’un abri décent, laissant la majorité de la population du camp à la merci des intempéries. Cette précarité extrême est accentuée par une pression démographique galopante au sein même du site, où l’on enregistre au moins 15 naissances chaque jour.
Face à ce drame humanitaire qui s’enracine dans l’indifférence, la directrice a lancé un appel pressant aux bailleurs de fonds internationaux.
Aidons ces personnes. Nous avons besoin de votre soutien. Pas demain, mais tout de suite. C’est urgent !
a martelé Dominique Isabelle Hyde
Rappelons que le Burundi accueille des dizaines de milliers de Congolais qui ont fui l’insécurité chronique et les affrontements armés qui ravagent les provinces du Nord et Sud-Kivu depuis l’évasion de l’AFC-M23. Faute de financements suffisants, les agences humanitaires peinent désormais à couvrir les besoins vitaux en nourriture, en soins et en logements.
