Les provinces du Kasaï en République démocratique du Congo et de la Lunda Norte en Angola ont franchi une étape importante vers le renforcement de leur coopération économique. Ce mardi 22 juillet, une rencontre bilatérale s’est tenue dans la ville de Dundo, chef-lieu de la Lunda Norte, au cours de laquelle les gouverneurs Crispin Mukendi Bukasa de la province du Kasaï et Elizabeth Tshilula Miza de Lunda Norte, ont officiellement signé un Mémorandum d’entente portant sur la création d’une Zone de commerce frontalier entre Kandjanji (Kasaï) et Nashiri (Lunda Norte).
Selon le communiqué final de cette rencontre, les deux gouvernements provinciaux se sont engagés à concentrer leurs efforts sur le développement des postes frontaliers dans leurs localités respectives. La zone de commerce projetée sera développée conjointement par deux entreprises privées partenaires notamment, YBE pour l’Angola et TOHA Investissement pour la RDC.
Chacune des deux parties s’est engagée à mettre à disposition 200 hectares de terrain pour permettre le développement et l’expansion future du projet. Les sociétés YBE et TOHA Investissement devront soumettre leurs propositions détaillées aux gouvernements respectifs pour analyse et approbation dans un délai rapproché. Il est également prévu la mise en place d’équipes d’experts techniques chargées de coordonner et de superviser la mise en œuvre du projet sur le terrain.
L’objectif à moyen terme est la construction d’infrastructures de base de part et d’autre de la frontière, afin de faciliter la circulation des biens et des personnes. À terme, ce projet ambitieux permettra de mettre en place une chaîne de distribution régionale efficace, favorisant l’acheminement des produits à partir de n’importe quel point du territoire angolais ou congolais vers les marchés locaux et transfrontaliers.
Ce partenariat constitue un pas décisif vers une intégration économique régionale plus poussée et la promotion d’un commerce légal, sécurisé et bénéfique pour les communautés frontalières souvent marginalisées.
Un projet porteur d’espoir
La signature de ce Mémorandum d’entente, marque une volonté politique claire des autorités provinciales de faire de la coopération transfrontalière, un levier de développement. Si le projet aboutit, il ouvrira la voie à de nouveaux emplois, à la dynamisation du secteur privé, et à une meilleure circulation des ressources entre les deux pays voisins.
Ce projet symbolise enfin l’unité et la coopération régionale en Afrique centrale et australe, dans un contexte où le développement local passe nécessairement par la mise en valeur des zones frontalières.
