3 mai 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Médias

Arrestation de Serge Sindani à Kisangani : l’UNPC/Tshopo dénonce une grave atteinte à la liberté de la presse

L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section de la Tshopo, a exprimé sa vive indignation à la suite de l’interpellation du journaliste Serge Sindani, survenue mardi 3 mars 2026 à Kisangani.

Dans un communiqué officiel rendu public le même jour que l’arrestation, l’UNPC/Tshopo précise que Serge Sindani, directeur général du Groupe Roméo et Sœurs, responsable du média en ligne Kis24.info et correspondant de Beto.cd à Kisangani, a été interpellé aux environs de 12 heures au siège du FRIVAO par des agents se réclamant de l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Selon l’organisation professionnelle, le journaliste aurait été conduit à bord d’un véhicule sans qu’aucune explication officielle ne lui soit fournie sur-le-champ.

Toujours d’après le communiqué, jusqu’au moment de sa rédaction, Serge Sindani n’avait pas été formellement notifié des faits qui lui sont reprochés, ni entendu dans le cadre d’un procès-verbal, encore moins informé d’éventuelles charges retenues contre lui.

L’UNPC/Tshopo considère cette situation comme une violation des droits fondamentaux garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo, notamment le droit à la défense et à une procédure régulière. Elle rappelle que la liberté de la presse et la protection des journalistes dans l’exercice de leur profession constituent des piliers essentiels de tout État de droit.

Dans ce même communiqué, signé par le président sectionnaire Magloire Bolunda, l’UNPC condamne la manière dont cette interpellation a été menée et formule plusieurs exigences :

la notification immédiate des faits reprochés à Serge Sindani ; l’accès sans délai à un conseil et le respect de tous ses droits légaux ; sa libération immédiate si aucune charge légalement fondée ne peut être retenue contre lui ; la garantie de la sécurité et de la liberté des journalistes exerçant à Kisangani et dans l’ensemble de la province de la Tshopo.

L’UNPC/Tshopo affirme rester mobilisée et suivre de près l’évolution de cette situation, qu’elle qualifie de préoccupante.

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