30 mai 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Tshopo : face à la situation sécuritaire alarmante, la NDSCI interpelle les dirigeants nationaux et provinciaux

Nul n’ignore que la province de la Tshopo traverse la période la plus difficile de son histoire. La situation sécuritaire qui prévaut dans les territoires d’Opala, Ubundu, de Banalia et dans la commune de Lubunga autour du conflit communautaire opposant les communautés Mbole et Lengola ne laisse personne insensible.

Élites politiques, acteurs de la société civile jusqu’au citoyen le moins averti, l’effroi de voir des sangs coulés a habité la mémoire des familles victimes, déplacés internes et tout la population de la Tshopo.

Nouvelle dynamique de la société de la société civile (NDSCi), section Provinciale de la Tshopo, s’est inscrit dans le dernier registre des ceux qui dénoncent et découragent toute main noire derrière ce conflit.

Elle a estimé dans une déclaration faite ce mardi 14 novembre 2023, que la province de la Tshopo est indubitablement « victime de la cupidité » de ses élus tant au niveau national que provincial

Nous pensons que la campagne “zéro élu réélu pour un Congo fort” est le seul moyen pour que le Congo ou encore le tshopolais se débarrasse des élus médiocres qui n’ont que leurs intérêts comme boussole.

a indiqué Me. Christian Kambi Mateleka président provincial

Ils ont par ailleurs proposé une piste des solutions pour la sortie de la crise qui fait déjà plusieurs centaines de victimes.

Au gouvernement national

  • De prendre toutes les mesures qui s’imposent envie de mettre fin à ce conflit et poursuivre en justice tous les auteurs de crimes commis y compris les tireurs de ficelle.
  • De renforcer en nombre les forces de sécurité dans la zone où les atrocités persistent et assurer leur prise en charge total pour éviter qu’elle ne se tourne vers la population pour leur servir.
  • D’envoyer une assistance militaire conséquente en faveur des milliers de déplacés qui vivent dans des conditions dangereuses inhumaines à Kisangani.

Au gouvernement provincial

  • D’organiser dans toute urgence une table ronde sécuritaire devant réunir les leaders de communautés Lengola, Mbote et Kumu; les responsables des grandes églises œuvrant dans le milieu dans le conflit, les responsables de la société civile; les notables de la province et la délégation du gouvernement central.
  • De venir en aide aux déplacés en attendant que l’aide humanitaire n’arrive.

Aux députés provinciaux

  • D’arrêter de déstabilisé les institutions avec les actions parlementaires populistes, alimentaires et électoralistes car le temps n’est pas à la division et au calcul politicien mais plutôt à l’unité et à la cohésion des fils et filles de la Tshopo afin qu’ensemble qu’ils puissent juguler cette crise qui n’a fait que trop durer.

A la population

  • De garder le calme et ne pas perdre espoir, surtout de ne pas se laisser manipulé par les ennemis de la Tshopo qui se donne la joie en voyant le sang couler.
  • De dénoncer auprès de forces sécuritaires et des autorités tout suspect dans le milieu parce que les ennemis vivent sans doute avec nous.
  • D’appuyer la campagne Zéro élu réélu pour un Congo fort en sanctionnant négativement tous les élus de la Tshopo parce qu’ils se sont montrés médiocres et incapable de réaliser les objectifs et missions pour lesquelles nous leur avons donné mandat gratuitement.

Signalons que la Gouverneure de province, le bureau de l’assemblée provinciale sont actuellement à Kinshasa pour répondre à l’appel du ministre de l’intérieur afin d’éclairer les options sur la situation sécuritaire de Tshopo.

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