L’assistant Jean-François Alauwa exprime son soutien au nouveau Comité de Gestion de l’Université de Kisangani (UNIKIS), dirigé par son Recteur, le Professeur Ordinaire Mathieu Kirongozi Bometa. Alors qu’il suit de près la situation de cette alma mater depuis les moments de turbulences qui ont précédé le remaniement à la tête, cet enseignant à la faculté de Droit s’est de nouveau exprimé via ses réseaux sociaux ce vendredi 25 juillet, où il a également chargé le comité sortant.
Maître Jean-François Alauwa a notamment abordé le détail financier qui a fait jaser ces dernières semaines. Alors que le recteur sortant, le professeur Jean-Faustin Bongilo présentait un bilan qui montrait une nette progression de la caisse, Alauwa n’y est pas resté indifférent. En effet, il pense que présenter un bilan financier où seul l’actif est mis en avant (616.000 $ et 678.000.000 FC) est une stratégie qu’il voudrait dénoncer car elle constitue une étape de préparation des esprits à s’attaquer au comité de gestion actuel. Ce dernier promet au nouveau comité de ne laisser personne lui mettre des peaux de bananes sur son chemin.
Il hérite aussi des dettes. Qui ne sait pas que les entités, les facultés, les cliniques universitaires… ne reçoivent plus de prime décanale, de fonctionnement, leurs quotités depuis plus de 3 mois ? qui ne sait pas que les gardiens ont deserté faute de motivation, qui ne voit pas l’insalubrité qui a élu domicile dans le milieu universitaire, qui ne sait pas qu’il y a une longue liste des enseignants visiteurs non payés, qui ne sait pas qu’il y a des bâtiments inaugurés mais dont les travaux ne sont pas encore finis… ? Ces nombreux assistants nommés dont certains privilégiés sont payés et d’autres non payés et d’autres qu’on a encore nommé dans des circonstances douteuses.
a-t-il écrit
Selon l’assistant Jean-François Alauwa, ce geste est un lourd fardeau, une charge qu’on laisse aux autres tout en sachant que le nombre d’étudiants (les premiers contribuables) a baissé de plus de 2.000. Une grande responsabilité du nouveau comité, de liquider ces dettes du fait de la continuité du service public. C’est un héritage qu’il doit assumer, mais avec peine. Et ce COGE doit choisir ce qui est juste.
Pour lui, le montant laissé par le comité sortant est dû au non paiement des personnels de l’université, et le recteur sortant a même instrumentalisé quelques étudiants pour empêcher le bon déroulement de la remise et reprise, insiste-t-il.
Pourquoi on n’a pas payé le personnel à temps puisqu’il y’avait l’argent ? Si on paie tout cela, je crains que le solde soit largement négatif. Le COGE doit être prudent ! Qui ne sait pas pourquoi une bande d’étudiants a été instrumentalisée le jour de l’arrivée du Recteur à Kisangani pour demander que le Comité de Gestion sortant ne fasse la remise et reprise qu’après la collation de grade académique ?
poursuit maître Alauwa
En conclusion, maître Jean-François Alauwa souhaite que le nouveau COGE travaille dans un climat de paix et en parfaite communion avec l’ensemble du personnel. Il précise par ailleurs que, le discours du nouveau recteur qui appelle tous sans distinction de tribu ou de grade à accompagner le COGE l’a touché, comme ces milliers de membres de la communauté universitaire, il appelle ainsi les autres à travailler ensemble pour relever les défis et refonder l’Université de Kisangani.
