Le climat politique local est très tendu à Tshikapas. Sur place, le collectif des conseillers communaux de la ville est monté au créneau ce jour, pour condamner fermement les propos tenus par le maire de la ville, Faustin Lumu Luabu, à l’occasion d’une matinée d’information.
Selon les élus locaux, le maire aurait explicitement interdit aux bourgmestres et aux chefs de quartier de recevoir les conseillers communaux dans leurs entités respectives, même dans le cadre de leur mission de contrôle parlementaire. Une décision jugée non seulement illégale, mais aussi révélatrice d’une volonté de museler les institutions locales.
Avec indignation, nous avons appris des propos malveillants tenus par monsieur Faustin Lumu Luabu, interdisant aux bourgmestres et chefs de quartier qui sont des entités territoriales décentralisées et nos circonscriptions de nous accueillir dans l’exercice de notre mission. Cela prouve à suffisance combien le locataire de la mairie est plongé dans la peur depuis l’annonce des élections des bourgmestres et maires de ville
lit-on dans leur déclaration parvenue à notre rédaction.
Face à ce qu’ils qualifient de « dérive autoritaire », les conseillers communaux annoncent des actions d’envergure dans la ville pour dénoncer cette malveillance. Ils prévoient également de saisir les autorités compétentes afin que des mesures soient prises contre le maire, qu’ils accusent de violer gravement les textes légaux régissant les entités territoriales décentralisées (ETD). Et rappeler en outre, que les chefs de quartier ne sont pas des subordonnés de la mairie, mais des responsables à part entière des entités territoriale décentralisées.
Ces chefs ne doivent pas être l’objet d’insultes à chaque matinée animée par le maire. Ce genre de comportement n’est en rien le reflet d’un leadership digne de ce nom.ajoutent-ils.
Pour conclure, les conseillers communaux appellent le maire Faustin Lumu Luabu à revenir à la raison et à se préparer loyalement aux élections locales qui s’annoncent, plutôt que d’adopter des pratiques qu’ils considèrent comme antidémocratiques. Les jours à venir pourraient être décisifs quant à l’évolution de ce bras de fer entre le pouvoir municipal et les élus de base.
