La grève générale sèche déclenchée depuis la semaine dernière par les agents et le personnel de santé dans la province du Kasaï révèle déjà des conséquences dramatiques. Selon le bilan rendu public ce lundi 23 mars 2026 à Tshikapa, 35 cas de décès ont été enregistrés, 38 femmes ont accouché à domicile faute de prise en charge médicale, et 50 enfants n’ont pas été vaccinés. À cela s’ajoutent la non-tenue des réunions du Bureau Central de Zone (BCZ) ainsi que l’absence de transmission des rapports hebdomadaires, signes d’un système sanitaire fortement paralysé.
Ces chiffres ont été présentés lors d’une réunion d’évaluation organisée au bureau de la zone de santé de Kanzala, dans la commune du même nom, par l’intersyndicale des agents et du personnel de santé. Une rencontre qui met en lumière l’ampleur des répercussions de ce mouvement de grève sur des populations déjà vulnérables.
Dans leur déclaration, les professionnels de santé affirment maintenir leur position tout en se disant ouverts au dialogue. Ils disent attendre avec attention les résolutions issues des discussions à Kinshasa, où une délégation de leur intersyndicale séjourne depuis ce lundi pour tenter de faire avancer leurs revendications.
Par ailleurs, les grévistes dénoncent fermement toute tentative d’instrumentalisation ou d’intimidation. Ils rappellent avec insistance que la défense de leurs droits reste une nécessité : « un droit qui ne se réclame pas se perd », martèlent-ils.
