Des ingénieurs venus du Kigali auraient été envoyés sur le site de Twangiza Mining afin d’encadrer des activités techniques, selon plusieurs sources locales du Sud-Kivu ce dimanche 19 avril. Ces opérations se dérouleraient sous l’autorité de la coalition rebelle M23-RDF-AFC.
Malgré les bombardements aériens d’octobre 2025, qui avaient sérieusement endommagé des installations stratégiques, notamment les stocks de carburant et les groupes électrogènes, le site minier montrerait aujourd’hui des signes de reprise progressive. Ces frappes visaient à freiner les tentatives de relance initiées par les groupes armés présents dans la zone.
D’après des témoignages recueillis sur place, de nouveaux dispositifs énergétiques auraient été installés discrètement à proximité du site, permettant une relance partielle des activités. « La production reprend, mais dans une grande discrétion malgré les dégâts », confie une source locale.
Cependant, cette reprise s’accompagne de graves tensions. Fin mars, plus de dix civils ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’attaques attribuées aux rebelles, qui auraient contraint des creuseurs artisanaux à leur remettre les minerais extraits.
