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Kisangani
11 septembre 2026
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Kasaï : le couperet tombe sur les élèves filles, un préavis qui sonne comme un ultimatum

La tension atteint un point de rupture dans la province éducationnelle Kasaï 1. Réunis en session extraordinaire à l’Institut Tshikunga, les chefs d’établissements secondaires publics, en synergie avec l’intersyndicale des enseignants, ont lâché une bombe, sans paiement immédiat des frais liés au projet PAAF, les élèves filles seront tout simplement renvoyées des écoles dès ce mercredi 22 avril 2026. Un préavis sec, brutal, qui met à nu un système éducatif à bout de souffle et des autorités accusées d’amateurisme dans la gestion d’un programme pourtant censé soutenir la scolarisation.

Derrière cette décision radicale, un réquisitoire accablant. Les gestionnaires des écoles dénoncent un enchaînement de dysfonctionnements, non-respect des procédures de la bourse scolaire, violation du calendrier académique, opacité dans le recrutement des ONG partenaires, et surtout un chaos administratif qui paralyse le fonctionnement normal des établissements. Le projet PAAF, présenté comme une solution, est désormais perçu comme un facteur aggravant de la crise. Résultat, les écoles étouffent, les enseignants s’impatientent, et les élèves deviennent les premières victimes d’un système en dérive.

Mais ce préavis dépasse le simple cadre administratif, il place des milliers de familles devant un mur. En 48 heures, les parents sont sommés de suppléer à l’incapacité de l’État, sous peine de voir leurs filles exclues des salles de classe. Une pression sociale énorme, presque insoutenable dans un contexte économique déjà fragile. Et pendant ce temps, la confiance s’effondre. Car au-delà des chiffres et des procédures, c’est l’avenir de toute une génération de jeunes filles qui vacille, suspendu à des décisions bureaucratiques et à des engagements non tenus.

En brandissant la menace du renvoi massif, les chefs d’établissements envoient un message clair, « trop, c’est trop ». Ils exigent non seulement le paiement immédiat des arriérés, mais aussi la suppression pure et simple de la sous-composante “bourse scolaire” pour l’année 2026-2027, jugée inefficace et source de désordre. Un désaveu cinglant pour les autorités éducatives et leurs partenaires.

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