Candidat à la magistrature suprême pour la 4ème fois de suite et sans succès, le pasteur Théodore Ngoy, 17ème avec moins de 1% sur la liste des résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a saisi la Cour constitutionnelle ce mercredi 03 Janvier 2024, pour l’annulation des élections présidentielles ténues le 20 Décembre 2023.
Pour Théodore Ngoy, la CENI devrait se justifier devant la haute instance judiciaire habilitée à confirmer les résultats, ceci serait une expression de la bonne gouvernance et de la démocratie.
J’ai pensé que le mal causé à la démocratie, aux droits de l’homme et à l’État de droit, ne devait pas être confirmé par la Cour sans que la CENI ait à se justifier. La seule mission confiée à la CENI, c’est d’assurer la régularité du processus électoral. Or, la CENI ne l’a pas fait. Elle a assuré l’organisation d’un simulacre d’élections qui a conduit à un simulacre de résultats. J’ai saisi la Cour constitutionnelle pour qu’il y ait ce débat devant l’histoire.
a souligné à la presse ce mercredi 03 Janvier
Soulignons que plusieurs acteurs politiques de la République démocratique du Congo, dont de nombreux candidats à la Présidence, parmi lesquels Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Denis Mukwenge, n’ont pas déposé de recours à la Cour constitutionnelle pour contester le processus électoral.
Pour eux, la saisine de la Cour constitutionnelle s’avère moins nécessaire d’autant plus que celle-ci est qualifiée d’une « cour familiale » qui ne peut rien faire sur la personne du Président sortant, et qui a été réélu à une majorité écrasante de plus de 73%. Ces derniers se sont réservés le droit de mener des actions populaires à grand échelle pour l’empêcher de briguer son deuxième mandat.
