Ce lundi 25 mai 2026, la communauté des pêcheurs de Kyavinyonge a perdu l’une de ses figures les plus respectées. Un homme affectueusement connu sous le nom de Papa Femula a tragiquement trouvé la mort après avoir été attaqué et emporté par un crocodile sur les rives du lac Édouard, aux environs de 11 heures, alors qu’il était en pleine activité de pêche.
Sur place, la stupeur et la douleur se lisaient sur les visages de ses compagnons de longue date, impuissants face à la violence de l’attaque, comme le témoigne un habitant présent au moment des faits :
Nous étions en train de jeter nos filets, pas très loin les uns des autres, comme nous le faisons depuis des années. Soudain, j’ai entendu un grand bruit dans l’eau suivi de cris. Le crocodile a surgi à une vitesse incroyable. Papa Femula a tenté de se débattre, mais l’animal l’a entraîné vers le fond. Nous avons essayé de crier et de frapper l’eau avec nos pagaies pour faire fuir la bête, mais c’était déjà trop tard. C’est un cauchemar de perdre un grand frère de cette façon, un autre collègue de Kyavinyonge.
Dans un communiqué officiel publié ce lundi 25 mai 2026, le sous-noyau de la Société civile Forces vives de Kyavinyonge, par la voix de son président Kakule Malekani Delphin, a exprimé sa profonde tristesse tout en dénonçant le climat de psychose qui gagne la population locale, dont la survie dépend essentiellement des activités liées au lac.
Face à la multiplication de ces attaques, attribuées à une prolifération inquiétante et à l’agressivité croissante des espèces aquatiques, cette structure citoyenne a formulé des revendications claires. Elle condamne fermement le silence et l’inaction des autorités compétentes face aux attaques meurtrières répétées sur le lac Édouard et appelle les autorités nationales, provinciales ainsi que les services spécialisés à déployer des mesures concrètes afin de renforcer la sécurité des pêcheurs et des populations riveraines.
Tout en réaffirmant sa solidarité totale avec la famille biologique de Monsieur Femula, la société civile rappelle que sans une intervention rapide de l’État, l’économie locale ainsi que des vies humaines continueront à être sacrifiées au quotidien.
