Depuis près de 5 mois passés, les femmes veuves des militaires FARDC tombés sur les champs de batailles dans les affrontements face aux rebelles de l’AFC-M23 peinent à toucher les primes de leurs maris. Avec leurs enfants, ces femmes survivent dans de conditions difficiles dans la ville de Beni, en province du Nord-Kivu depuis leur arrivée en provenance des zones occupés dont Goma et Saké pour la plupart d’elles.
Plusieurs témoignages font surface et des réclamations des veuves des militaires FARDC présentes à Beni, siège provisoire des institutions provinciales après la prise de la ville de Goma par les combattants de l’AFC-M23 vers fin janvier 2025.
Approchées par la rédaction de kabalisolo.com, Madame Rachel Furaha, femme veuve qui, son mari est décédé sur le champ de bataille en avril 2024 dans la localité de Malehe, au nord de la cité de Sake dans le territoire de Masisi, déplore la situation précaire dans laquelle vivaient plus de 200 femmes veuves depuis leur arrivée dans la ville de Beni pour contrôle.
Nous ne vivons pas. On essaie d’espérer que la vie va nous sourire peut-être. Moi, je suis ici depuis près de 5 mois, avec mes enfants, on mange quand j’ai pu trouver où travailler, par exemple aller cultiver pour quelqu’un ou lessiver les habits.
confie-t-elle.
Et de poursuivre,
Si les autorités peuvent avoir pitié de nous. Nous avons tout perdu, depuis nos maisons brulées à Sake et d’autres femmes chassées dans le camp militaire de Katindo à Goma, c’est difficile de se relever.
poursuit-elle.
Après une première manifestation de ces femmes veuves au mois d’avril 2025, quelques observateurs notent une grande lenteur de la part de la hiérarchie en rapport avec plusieurs dossiers, mettant à mal de milliers de bénéficiaires des services de l’Etat, notamment dans les forces armées de la RDC comme aussi dans la Police nationale, et d’autres services étatiques.
