8 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani : l’ONG AEEC dénonce la prostitution des mineures

Pour dénoncer la prostitution des mineures perpétrée dans la ville de Kisangani, précisément de la commune Tshopo, le corps du défenseur de droit de l’enfant de l’Organisation Non Gouvernementale Avenir et Espoir de l’Enfant Congolais (AEEC), a saisi l’UNICEF vendredi 15 Avril 2022, en sa qualité de défenseur de droits de l’enfant, afin de s’impliquer dans l’éradication de ce phénomène qui, de plus en plus, bat record dans la ville de Kisangani, connu sous le nom de « E-15 ».

C’est depuis le 17 avril 2021 que les défenseurs de droits de l’enfant de l’AEEC ont commencé l’enquête sur la prostitution des mineures à Kisangani. Ils ont renforcé ces enquêtes au mois de septembre de la même année, pour clôturer au mois de janvier 2022.

Après cette enquête, cette structure s’est donnée la charge d’alerter le gouvernement provincial, ainsi que les organisations qui défendent les droits des enfants, notamment l’UNICEF Kisangani.

Contacté à ce sujet, Maitre Junior Nonge, coordinateur de cette organisation non gouvernementale, a expliqué de quoi il était question dans cette enquête :

A ce jour, la prostitution féminine impliquant des mineures dans la ville de Kisangani est devenue un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur. Notre enquête a permis d’identifier un taux élevé de filles allant de 11 à 16 ans qui sont impliquées dans la prostitution. Cette pratique viole manifestement les dispositions de la loi portant protection de l’enfant. C’est pourquoi nous avons saisit UNICEF en sa qualité de Défenseur des Droits de l’Enfant, afin de mettre fin à cette pratique, conformément aux stratégies qu’ils ont mis en place.

a-t-il expliqué.

Après que les autorités de la place et les organisations de défense de droits de l’enfant soient saisies de cette affaire, cette ONG attend d’eux la mise en œuvre des dispositions relatives à la protection de l’enfance, notamment la mise en place d’une sonnette d’alarme dans chaque endroit ciblé pour barrer systématiquement la route à ces enfants, les empêchant ainsi de s’auto détruire aussi, en appelant l’État à répondre effectivement à ses responsabilités, qui vient juste après l’échec de la responsabilité qui incombe aux parents. Un dossier à suivre.

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