30 novembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani : l’AEEC clôture les 16 jours d’activisme contre les VBG

Contribuer à l’élimination de Violences Bassées sur le Genre (VGB) dans la ville de Kisangani et inculquer aux femmes et filles le mécanisme leur permettant de dénoncer ces violences, tels sont les objectifs de la conférence débat organisée ce vendredi 10 décembre par l’ONG Avenir et Espoir de l’Enfant Congolais (AEEC), dans la grande salle du Lycée Anuarite, en vue de clôturer la campagne de 16 jours d’activisme contre les VGB.

Dans son exposé, Maitre Junior Nonge, Président de cette Organisation, a démontré la manifestation des violences faites aux femmes tout en les énumérant : le viol, les rapports sexuels avec un mineur ou non consensuel entre mineurs de moins de 18 ans, les mariages forcés ou précoces, le harcèlement sexuel, l’incitation des mineurs à la débauche, l’exploitation et trafic d’enfant pour des fins sexuelles, la grossesse forcée, la pornographie mettant en scène des enfants, et la transmission délibérée des infections sexuellement transmissible.

Il a insisté sur le fait que la personne la mieux indiquée dans la lutte contre les violences faites aux femmes, c’est la victime, c’est pourquoi l’orateur a invité les femmes à ne pas avoir peur de dénoncer les auteurs des VGB.

Les causes des VGB

Le constat fait du genre met en évidence la persistance des déséquilibres en matière de parité entre hommes et femmes dans tous les domaines du développement : économique, social culturel et politique. Ces déséquilibres constituent des obstacles à la jouissance des mêmes droits humains pour tous, et empêchent ainsi les femmes de jouer pleinement leur rôle dans le processus de développement du pays. La présence féminine aux niveaux décisionnels de l’administration reste faible.

a indiqué Maître Junior Nonge.

Docteur Véro Muyobela pour sa part, a martelé son intervention sur les conséquences des VGB :

Les conséquences des VGB sont multiples. Sur le plan physique, la victime peut se retrouver avec notamment des blessures au corps, sur le plan psychologique, les conséquences des VGB entraînent le traumatisme chez la victime. C’est pourquoi il faut que la victime puisse dénoncer pour une bonne prise en charge médicale et juridique.

a-t-elle expliqué.

A en croire la deuxième conférencière, les jeunes filles doivent cultiver l’esprit d’entrepreunariat dès le bas âge, afin de leur permettre, une fois grandes, d’être autonomes, car la position économique de la femme fait partie de causes directes de violences faites à ce genre.

Comment dénoncer les VGB

La loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant met en place un mécanisme innovateur, à savoir la déclaration spontanée de l’enfant. L’article 102 de cette loi octroi à l’enfant qui fait l’objet des violences sexuelles de saisir directement le président du tribunal pour enfants. Toutefois, l’enfant peut saisir l’ONG Avenir et Espoir de l’Enfant Congolais investie de la qualité du défenseur des droits de l’enfant pour revendiquer ses droits.

La campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre est un événement international annuel qui débute chaque 25 dovembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se clôture le 10 décembre, date de la Journée des droits humains.

Lancée par des activistes du premier Institut International pour le Leadership des Femmes (Women’s Global Leadership Institute), elle continue d’être coordonnée chaque année par le Centre pour le leadership mondial des femmes (Center for Women’s Global Leadership). Elle sert de cadre stratégique aux personnes et organisations du monde entier qui appellent à l’action pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles.

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