10 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Interview Technologie

Kisangani : interview avec Zoom Ekambu, une référence dans le monde de la vidéo

La vidéo, la photographie, le cinéma font partie de ses repas quotidiens. Dès lors qu’il est né, il a trouvé à table tous ces talents qui font de lui un repère aujourd’hui, tant au niveau local que national, dans le monde de la vidéo, du cinéma, de la production et de la réalisation. On vous parle de Zoom Ekambu, de son vrai nom Gustave Ekambu, ingénieur informaticien et directeur de Z-fims entertainment.

Bonjour Zoom Ekambu, merci de nous accorder cette interview. Pourquoi la vidéo, le cinéma, la réalisation, la photographie comme passion ?

Il ne sont pas seulement des passions mais pour en dire un peu plus, je dirai que ce sont des domaines dans lesquels je suis né. Lorsque je grandissais, j’accompagnais mon père photographe à la production des ses photos films. Et chaque jour, j’apprenais quelque chose de nouveau. Et c’est de là qu’est née l’envie d’apprendre davantage dans le monde des images. 

Quand as-tu commencé avec la vidéo, c’était dans quelle circonstance ?

Avant d’être vidéaste, je devais prendre part à une production d’un festival à Kinshasa. Il me fallait produire une vidéo d’un spot monté. J’ai demandé de l’aide à un ami réalisateur pour y arriver mais au bout d’une semaine, il n’avait rien fait et le temps s’écroulait alors qu’on s’approchait du jour J. J’ai pris le courage, pour ne pas perdre plus de temps, de prendre un appareil photo numérique, j’ai commencé à filmer pour produire le spot. J’irai en suite dans un cybercafé demander un logiciel pour le montage de mes vidéos. Ne sachant pas grand-chose, j’ai pu faire ce qui me venait à l’esprit en suivant les étapes dans le logiciel. A la fin de mon travail que personnellementje  n’avais pas apprécié, j’ai amené dans une chaine de télé (Canal Orient) le produit fini. Apres deux jours, le directeur de la chaine m’appelle pour m’engager comme technicien parce qu’il avait apprécié le travail. J’ai accepté l’offre et c’est là que tout a commencé. 

Y a-t-il de style dans la vidéo ou la réalisation ?

Oui, il y en a plusieurs mais personnellement, je trouve que le style dans ce domaine ce sont des créativités de chacun.

Qu’as-tu déjà réalisé dans ton domaine depuis le début jusqu’au jour d’aujourd’hui ? 

J’ai réalisé des films, des vidéos, des émissions, des clips vidéos, des spots publicitaires et autres.

Quelle est ta plus grande réalisation ou réussite dans ton domaine ?

Dans un festival nommé festival Amani, à Goma dans l’est de la RDC, je travaillais à l’époque dans une chaine de la place qui s’appellait Kivu One, j’ai produit une petite vidéo de 15 secondes que j’avais envoyée au réalisateur central du festival, il avait tellement apprécié et m’a payé une bonne sommes d’argent. Une chose à laquelle je m’attendais le moins et que j’en suis fier jusqu’à aujourd’hui. 

Ton plus grand échec ?

Un film que j’ai réalisé, nommé One Love. L’actrice principale n’avait pas donné ce que j’attendais et à chaque fois lorsque j’y jette un coup d’oeil, je me dis que j’avais échoué.

Quelle est ta motivation ?

Ma motivation c’est le fait de savoir que j’ai un esprit génie dans moi et c’est tout ce qui me pousse à réaliser quelque chose autour de moi. 

Quelle est ta plus grande peur ?

 

Je n’ai pas peur ! Parce que mon idole c’est Dieu, lui qui me donne plus d’inspiration dans ce que je fais. Bien que, n’ayant pas de matériels adaptés pour évoluer dans mon métier, cela n’a jamais été un motif de découragement ou de peur. Donc j’affronte et j’avance.

Quelles sont tes perspectives d’avenirs ?

 

J’ai mis en place ma propre entreprise qui est Z-films entertainment, pour laquelle j’ai plusieurs projet d’avenirs entre autres, avoir un bon studios, des matériels des qualités adaptées qui me permettront de réaliser plusieurs productions.

Gustave Ekambu alias Zoom, a une carrière vielle de 8 ans. Notre invité a laissé entendre qu’il est buté à des nombreuses difficultés, surtout celles liées au manque de matériels. Une situation à laquelle font face beaucoup des jeunes boyomais dans le monde de multimédias.

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