8 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani – Habari RDC : quid de la participation politique de la femme ?

La communauté de blogueurs congolais, Habari RDC, a organisé ce samedi 1er octobre 2022, une conférence dénommée « Ces congolaises qui osent », afin de réfléchir avec la gente féminine de Kisangani sur son implication dans la gestion de la chose publique et sa participation politique, surtout en matière de processus électoral.

Au cours de cette activité avec les femmes et pour les femmes, deux imminentes dames ont intervenu : la première, madame Bibiche Liliane Salumu, enseignante à l’Université de Kisangani et militante des droits de femmes; la seconde, madame Albertine Likoke, ministre honoraire du Genre, Famille et Enfants, et militante des droits de la femme.

Il s’est agit de réfléchir avec ces femmes et jeunes filles sur les questions liées à l’implication de la femme dans le processus électoral. A l’issue de cette réflexion, madame Bibiche a donné le bien fondé de son intervention :

Mon intervention a porté sur le rôle des femmes dans le processus électoral avec un accent particulier sur comment comprendre son profil pour un encrage socio-politique. Il était question d’échanger au tour de différentes participations de la femme, pour permettre que celle-ci arrive à jouer un rôle dans le processus électoral, et ceci dépend du statut de la femme. Lorsqu’une femme est par exemple actrice d’un parti politique, elle a les outils tels que lutter pour la prise du pouvoir et le conserver le plus longtemps possible, la femme doit participer tout en se rassurant de sa qualité, pour que les femmes politiques, de la société civile, puisent ensemble produire un agenda pour bien faire le suivi s’il faut le faire, dénoncer, encadrer, accompagner les processus électoral dans toutes ses phases : avant pendant et après les élections.

Madame Bibiche Liliane Salumu a pour ce faire, lancé un message à la gente féminine de la Tshopo :

Le message que je vais adresser, il faudrait que les femmes puissent savoir que le changement passe par la conviction et non par des arrangements ou des compromis.

a-t-elle conclu.

Madame Albertine Likoke, dans son intervention, n’a pas manqué d’interpeller les femmes à se lever et à prendre place dans le processus électoral :

Nous avons essayé de passer en revue tout ce qui est arsenal juridique par rapport à la participation de la femme, et en résumé, nous savons sur le plan international, il y a beaucoup des textes juridiques qui encadrent la participation politique de la femme ainsi qu’au niveau régional. La RDC a rectifié plusieurs protocoles, et au niveau national, notre pays a des dispositions juridiques, mais il se dégage qu’il y a faible application de toutes ces dispositions au niveau de la RDC, ce qui se traduit en dessous de 30% dans les différents postes de prise des décisions, quelque soit dans les postes de l’administration publique classique, ou dans les postes nominatifs. C’est vraiment sou peu en 2018 avec la masculinité positive, que nous avons vu, le Chef de l’État a essayé de booster la participation politique de la femme, on a au niveau du gouvernement presque 27% des femmes dans les postes nominatifs dans la gestion de la chose publique. C’est pourquoi nous profitons avec Habari RDC, pour dire à toutes les femmes de se lever, de continuer à prendre le flambeau de la lutte de positionnement de la femme dans la province et pourquoi pas au niveau de la RDC.

Retenons que les femmes présentes dans Ces congolaises qui osent, ont émis les vœux de ne pas croiser les bras, au contraire, elles se sont engagées à hisser haut la participation de la femme dans toutes les instances de prise de décisions de notre pays.

Il n’est plus question de rêver. maintenant, après cette formation, je vais activement m’engager, me donner à toutes le questions qui concernent la femme. La femme ne doit plus être une béquille pour les hommes, non. A partir d’aujourd’hui, nous allons militer pour que la femme devienne créatrice de son propre chemin dans la gestion de la res pubica.

s’est exprimée Esther Lisama, une des participantes.

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