30 mai 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Politique

Kasaï : Dandy Ilunga critique le gouvernement Crispin Mukendi « de sans vision »

Le ton est monté du côté de l’opposition dans la province du Kasaï-Tshikapa. Dandy Ilunga Shiki, conseiller coordonnateur chargé du Pool communication auprès de l’honorable Jean-Marc Kabund-A-Kabund, a vivement critiqué la gestion du gouverneur Chrispin Mukendi, qu’il accuse d’être le principal obstacle au développement de la province.

Dans une déclaration sans concession, Dandy Ilunga pointe du doigt une absence totale de vision politique et d’initiatives concrètes capables de répondre aux défis auxquels la province est confrontée. Selon lui, Crispin Mukendi gouverne « au profit d’un cercle fermé qui détourne les ressources publiques pour des intérêts privés », au détriment des aspirations populaires.

La situation dans le Kasaï-Tshikapa devient de plus en plus préoccupante. Selon lui, plusieurs problèmes majeurs persistent dont :

  • La dégradation accélérée des quartiers suite aux érosions, sans intervention structurelle de la part des autorités.
  • La pénurie d’eau potable, poussant les habitants à dépendre exclusivement de forages coûteux et parfois insalubres.
  • L’absence d’une politique salariale stable pour les agents de l’État, affectant la motivation et le rendement dans les services publics.
  • Le ralentissement des travaux publics, dû à ce que Dandy Ilunga qualifie de mauvaise gestion chronique des fonds publics.

À cela s’ajoute l’impopularité grandissante de la société EDC (Énergie du Congo), accusée d’imposer des frais exorbitants pour le raccordement au réseau électrique, au mépris des conditions de vie déjà précaires des habitants. Cette entreprise, encore selon Dandy Ilunga, serait sous l’influence d’intérêts étrangers qui exploitent les failles de la gouvernance locale.

Face à ce tableau sombre, Dandy Ilunga Shiki appelle à une mobilisation populaire imminente afin d’exiger le départ de Chrispin Mukendi. Il exhorte également l’Assemblée provinciale à assumer pleinement ses responsabilités constitutionnelles.

L’heure n’est plus à la complaisance. L’organe délibérant doit se tenir du côté du peuple et non des médiocres.

précise-t-il.

Concluant son message par un mot d’ordre fort, il lance.

Les médiocres doivent dégager !

écho d’un ras-le-bol populaire qui commence à gagner les rues de Tshikapa et d’ailleurs.

La balle est désormais dans le camp des institutions provinciales, appelées à réagir avant que le mécontentement ne se transforme en crise ouverte.

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