Les recherches d’issues de sortie crise, face à la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, ont pris une nouvelle tournure. Ce jeudi 13 mars, la rébellion de l’AFC/M23 a réagit à la main tendue de l’Angola qui veut relancer des négociations, et ce, dans la foulée de la réaction du Président de la République, Félix Tshisekedi.
Le Chef de l’Etat a favorablement accueilli cette initiative angolaise des discussions directes entre Kinshasa et le M23/AFC. Selon lui, celle-ci « témoigne de la volonté de l’Angola d’accompagner notre région vers une sortie de crise ». Il a donc salué l’initiative du Président angolais, Joâo Lourenço. Cependant, Félix Tshisekedi note qu’il est « crucial que les décisions prises à cette occasion se traduisent rapidement en actions concrètes sur le terrain ».
En parallèle, l’AFC/M23 n’a pas non plus tardé à réagir. En effet, la rébellion estime indispensable que la médiation angolaise s’active pour obtenir des réponses claires sur les préoccupations. Celles-ci sont, ainsi, représentées par les conditions suivantes :
- L’absolue nécessité que M. Tshisekedi exprime publiquement et sans ambiguité son engagement pour des négociations directes avec notre organisation ;
- La nécessité pour la Médiation d’informer officiellement les parties prenantes de son initiative ainsi que ses termes de référence; Car, jusqu’à ce jour, notre mouvement n’est pas formellement saisi et ne s’en tient qu’à un communiqué publié sur le compte Facebook de la Présidence angolaise ;
- La suite réservée aux résolutions prises par le sommet conjoint des Chefs d’État de l’EAC et de la SADC tenu à Dar Es Salam le 8 février 2025.
Reste à savoir si les deux parties trouveront, enfin, de moyens pour se retrouver à la table de négociations.
