1 mai 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Actualité Politique

Sud-Kivu : 21 députés provinciaux réclament le départ de Jean-Jacques Purusi

Ce mardi 28 avril 2026, un collectif de 21 députés provinciaux signataires d’une motion de censure contre Jean-Jacques Purusi est monté au créneau pour dénoncer ce qu’ils qualifient de manœuvres dilatoires visant à museler le pouvoir législatif provincial.

Selon plusieurs sources concordantes au sein de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu, cette fronde dépasse le cadre d’une simple rivalité politique. Les élus accusent l’exécutif provincial d’une gestion opaque et prédatrice des ressources de la province.

Parmi les griefs avancés figurent notamment le présumé détournement de 44 millions de dollars destinés au financement de projets provinciaux, la vente illégale et le détournement de lingots d’or saisis auprès d’exploitants chinois, ainsi qu’un manque d’initiatives pour la réhabilitation de la voirie urbaine et des routes situées dans les zones sous contrôle gouvernemental.

Convaincus que le mal est profond, la sagesse oblige le gouverneur à présenter sa démission auprès du Chef de l’État afin d’éviter de compromettre la cohésion sociale. Il en va de son honneur.

déclarent les signataires de la motion

Alors que la procédure parlementaire suivait son cours, un télégramme du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, daté du 25 avril, a freiné les démarches des élus en convoquant d’urgence le gouverneur ainsi que le bureau de l’Assemblée provinciale à Kinshasa. Une décision perçue par les députés comme une tentative d’étouffer la démocratie locale.

Dans le même temps, les jeunes Wazalendo ont officiellement mis en garde contre toute tentative de bloquer cette motion. Selon eux, la stabilité de la province et le soutien à l’effort de guerre contre l’AFC/M23 ne peuvent coexister avec une gouvernance jugée prédatrice.

Dans ce contexte sécuritaire marqué par les affrontements entre les FARDC et le M23, les députés estiment que le maintien de Jean-Jacques Purusi à la tête de la province constitue un facteur supplémentaire d’instabilité.

Le bras de fer semble désormais total entre Kinshasa, accusée de vouloir temporiser, et une base provinciale portée par les élus et les forces vives, qui réclame un changement radical pour éviter au Sud-Kivu une crise financière et sociale plus profonde.

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