À la veille de la séance plénière décisive sur la motion de défiance visant le gouverneur de la Tshopo, l’atmosphère politique était particulièrement tendue ce mardi 21 octobre 2025. Le président de l’Assemblée provinciale, s’exprimant devant la presse dans la soirée, a assuré que la procédure suivra son cours légal, quelle que soit l’attitude du gouverneur.
Selon plusieurs sources concordantes, le gouverneur de province se serait envolé pour Kinshasa. Interrogé sur cette absence, le président de l’Assemblée a déclaré ne pas avoir été officiellement informé des raisons de ce déplacement :
Nous osons croire qu’en voyageant, il va faire un aller-retour pour se présenter demain devant la plénière.
a-t-il indiqué, avant de préciser que l’Assemblée n’a reçu aucune notification officielle d’empêchement
Face à l’éventualité d’une absence du gouverneur lors de la plénière, le président du bureau s’est montré ferme :
S’il ne se présente pas, nous allons tirer les conséquences. Nous allons constater son absence et suivre la procédure prévue par la loi et le règlement intérieur.
Il a rappelé que la motion de défiance est encadrée par des délais constitutionnels, et qu’aucune interférence extérieure ne saurait suspendre le processus :
Nous n’allons pas marcher sur la Constitution ni sur notre règlement intérieur.
Des accusations de manipulation rejetées
Une déclaration de certains jeunes, accusant des personnalités nationales, dont le ministre de l’Intérieur Guy Loando et Doudou Fwamba d’être derrière la motion de défiance, a également suscité des réactions.
Le président de l’Assemblée a rejeté ces allégations, les qualifiant de fuite en avant, et a invité leurs auteurs à présenter des preuves :
L’époque où l’on manipulait les gens est révolue. Qu’ils apportent les éléments de preuve s’ils en ont.
Il a souligné que les députés ayant initié la motion agissent dans le cadre de leurs prérogatives de contrôle de l’exécutif provincial.
Des démissions ministérielles jugées précipitées
Par ailleurs, plusieurs ministres provinciaux auraient tenté de déposer leurs lettres de démission.
Pour le président de l’Assemblée, ces démarches sont juridiquement discutables :
Le gouverneur, actuellement visé par une motion, est-il encore en position de prendre acte de ces démissions ? C’est là la vraie question. Et n’est-ce pas ici, à l’Assemblée, qu’ils doivent déposer leurs lettres de démission ?
En conclusion, le président de l’Assemblée provinciale a appelé toutes les parties au calme et au respect des institutions.
Notons que tout est fin prêt pour la plénière de ce mercredi 22 octobre, tandis que le gouverneur se trouverait encore à Kinshasa.
