30 mai 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Tshopo : Enabel et le RENAFER unissent leurs forces pour valoriser les femmes rurales durant la « quinzaine de la femme rurale »

Célébrée sous le thème « Pour toutes les femmes et les filles, égalité et autonomisation », la quinzaine de la femme rurale a été marquée, dans la province de la Tshopo, par la tenue d’une table ronde organisée à Kisangani par le Réseau national des Femmes rurales (RENAFER), avec l’appui de l’Agence belge de Coopération internationale (Enabel), à travers son projet Agriculture familiale et Entrepreneuriat agricole et rural (AFE).

Du mardi 21 au mercredi 22 octobre, les femmes venues des territoires de Banalia, Isangi, Yahuma, Opala, ainsi que de Kisangani, se sont réunies au centre Monseigneur Grison de Saint-Gabriel pour réfléchir ensemble et formuler une déclaration commune autour de leur vécu quotidien.

Sous la coordination de Mme Micheline Mayingidi, présidente provinciale du RENAFER/Tshopo, et avec l’intervention de Dr Thérèse Olonga, enseignante en sciences politiques et paneliste, cette première journée a été consacrée à des échanges sur le rôle de la femme rurale dans la résolution des conflits, ainsi qu’à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes. Les participantes ont également discuté des défis et opportunités de l’entrepreneuriat féminin en milieu rural, un enjeu clé pour le développement local.

Parmi les interventions marquantes, figure celle de Mme Anette Otono Yalanga, femme maréchale d’Isangi, qui a évoqué les difficultés rencontrées par les agricultrices, notamment l’accès limité aux intrants agricoles :

Nous rencontrons des difficultés liées aux mauvaises semences et aux maladies qui attaquent nos cultures. Nous nous battons, avec l’accompagnement de certains agronomes, pour améliorer notre production.

De son côté, Mme Sakina Louise, venue de Banalia, a souligné les contraintes logistiques qui freinent le travail des productrices rurales, appelant à une implication accrue de l’État congolais et des partenaires comme Enabel :

Je cultive le riz dans le territoire de Banalia. Nous faisons face à de mauvaises semences et à l’état dégradé des routes. L’État ne nous aide pas assez. Nous espérons qu’Enabel pourra nous appuyer, notamment en nous dotant de moyens de transport, comme au moins un véhicule par association, pour évacuer nos récoltes.

La clôture de la table ronde sera marquée par la lecture d’une déclaration des femmes rurales de la Tshopo à l’intention de l’autorité provinciale, afin de faire entendre leur voix et appeler à un soutien accru des autorités dans leurs efforts quotidiens pour le développement de l’agriculture et de l’élevage.

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