Lors d’une séance plénière présidée par Mateus Kanga, ce vendredi 27 décembre à la Mairie de Kisangani, le vice gouverneur de la Tshopo faisant office gouverneur, Didier Lomoyo, a présenté à l’Assemblée provinciale, le projet du budget rectificatif de la province de la Tshopo, exercice 2024.
D’entrée de jeu, le vice-gouverneur a fait mention des 3 points essentiels de ce budget rectificatif. Il s’agit notamment de la motivation, la modification apportée et l’économie proprement dite du budget.
Abordant le point lié à la motivation de présenter ce budget rectificatif à l’Assemblée provinciale, Didier Lomoyo a évoqué les raisons d’ordre formel telles que la nécessité de régulariser la forme du budget conformément à la loi relative au finance public ; la nécessité d’inscrire dans un montant définitif les recettes tel que retenu dans la loi de Finances numéro 23/058 du 10 décembre 2023 ; et la nécessité d’intégrer dans l’édit budgétaire les projets additionnels initiés par le gouvernement central en faveur de la population tshopolaise, notamment la construction de 21 kilomètres de la voirie urbaine et la réhabilitation du stade Lumumba.
En ce qui concerne le changement apporté dans ce budget rectificatif, Didier Lomoyo a renchéri que la part des 40% de recettes à caractère national sont passés de 218.273.944.306 Francs congolais à 226.293.728.856 FC. Les recettes institutionnelles de la province sont passées du néant à 81.047.653.952,90 FC, les recettes totales du budget sont passées de 311.785.239.707,13 FC à 400.852.678.210,02 FC.
Les dépenses des personnels sont passés de 140.118.351.226,84 FC à 154.014.628.369,54 FC.
Dans le troisième et dernier point, Didier Lomoyo a notamment décrit devant les élus provinciaux, le contexte dans lequel était élaboré le budget initial exercice 2024 :
Le budget initial exercice 2024 était élaboré dans un contexte politique caractérisé par l’attente de l’organisation des élections dans le pays. Sur le plan économique et financier le budget initial a été élaboré dans un contexte difficile caractérisé par l’état de délabrement avancé de la route nationale numéro 4, principal axe qui relie la Tshopo à d’autres provinces, l’irrégularité de la fréquence des vols des compagnies aériennes, l’inexistence des industries locales de transformation, l’attente des retombés de la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo, le faible taux d’accès de la population à l’eau potable, à électricité et autres…
a confié le vice-gouverneur

Après cette présentation, le groupe parlementaire Alliance des Forces pour bâtir la Tshopo, présidé par le député provincial élu du territoire de Banalia, Bernardin Ombilingo ; a formulé un certain nombre de recommandations, dont une demande au gouvernement provincial de faire un lobbying fort pour que les travaux ne souffrent pas.
Après un jeu des questions et réponses entre l’Assemblée provinciale et l’exécutif provincial, les 17 députés provinciaux présents à la plénière ont votés pour ce budget rectificatif exercice 2024.
Au sortir de cet exercice Didier Lomoyo s’est exprimé devant la presse :
C’était nécessaire de passer par cet exercice pour avoir les instruments importants pour la gestion de l’exercice 2025.
a-t-il souligné
Rappelons par ailleurs que parmis les axes prioritaires dans le programme du gouvernement provincial, figurent la consolidation de la croissance économique, la protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique.
