20 juin 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Tshopo : le FONAREV en campagne pour la justice et la réparation des victimes de violences sexuelles

Le Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) a lancé, ce mardi 26 août à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, un atelier de sensibilisation de trois jours à l’hôtel Ninive. L’objectif est de mobiliser l’ensemble des acteurs de l’écosystème pour améliorer l’accompagnement juridique et judiciaire des victimes de violences sexuelles et de crimes contre l’humanité.

Cette activité réunit des représentants de l’État, des ONG et de la société civile, afin de les former sur les droits et devoirs des victimes.

Dans son mot de bienvenue, le directeur en charge de la justice au sein du FONAREV, Gustave Masiala, a rappelé l’importance et l’urgence de cette formation. Il a souligné que la mission principale du FONAREV est d’identifier les victimes, de faciliter leur accès à la justice, de les indemniser et de leur allouer des réparations :

L’accès à la justice est le plus grand défi pour les victimes de violences sexuelles. C’est pourquoi le FONAREV s’est résolu à réparer toutes les victimes qui ont obtenu une décision de justice en leur faveur.

a-t-il déclaré

Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, qui a procédé au lancement officiel de l’atelier, a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des acteurs judiciaires et sociaux, estimant qu’il s’agit d’une réponse urgente et indispensable pour que justice et réparation soient réellement accessibles aux personnes affectées. Il a également salué l’action du FONAREV :

Lutter contre les violences sexuelles et les crimes contre l’humanité n’est pas seulement une question de justice. C’est une question de paix, de développement et d’humanité. C’est un devoir qui engage notre conscience collective.

a-t-il affirmé

Réitérant l’engagement de son gouvernement à collaborer avec les structures impliquées dans cette lutte, le gouverneur a exhorté les participants à s’investir pleinement dans cette formation afin de redonner espoir à celles et ceux qui ont tant souffert dans le silence.

S’inscrivant dans une dynamique de justice réparatrice et de restauration de la dignité humaine, cette formation répond à un besoin pressant de renforcement des capacités des acteurs de terrain. La première journée s’est clôturée par des échanges riches et constructifs.

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