8 avril 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Tribune

Tshopo – 65 ans d’indépendance de la RDC : « Une succession de politiciens véreux ont de nouveau hypothéqué notre souveraineté sur l’autel de leurs appétits voraces du lucre » (Jedidia Mabela)

Jedidia Mabela, acteur de la société civile dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo a, à travers une tribune, réagi à l’occasion du 65ème anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, ce 30 Juin 2025 :

Du 30 juin 1960 au 30 juin 2025, le Congo indépendant a 65 ans. Ce militant actif de la lucha pense que, Emery Patrice Lumumba et ses compagnons se sont courageusement battus pour nous léguer un Etat indépendant. Depuis, une succession de politiciens véreux, de Mobutu à Tshisekedi en passant par les Kabila ainsi que leurs respectifs thuriféraires et croques-morts, ont de nouveau hypothéqué notre souveraineté sur l’autel de leurs appétits voraces du lucre.

De la colonisation belge, nous sommes passés à un néo-colonialisme multi-polaire et pluri-acteurs. Devenue la risée du monde, cette RDC  n’existe même plus. Elle est déchiquetée et partagée entre autres par les intérêts des multinationales, des grandes puissances occidentales ainsi que des Etats voisins extrêmement belliqueux qui mobilisent la théorie de l’espace vital (CFr Ratzel) pour le déstabiliser et en tirer des dividendes à la fois économique,  géographique, et stratégique.

Cet Etat-bébé âgé de plus de 65 ans (cfr Bongeli) est ainsi incapable de tout. Il ne peut pas:
1. Défendre son intégrité territoriale;
2. Organiser son armée et sa police ;
3. Protéger son peuple et sa population ;
4. Produire et desservir de l’eau et de l’électricité pour ses habitants;
5. Organiser la circulation routière dans les grandes agglomérations ;
6. Former qualitativement sa jeunesse ;
7. De rendre justice
8.Offrir un service minimum de santé publique de qualité… « 

Cette liste non exhaustive illustre la nécessité de reconquérir notre vraie indépendance politique et économique et de reconstruire un Etat moderne, efficace, vivant, qui s’assume et assure la grandeur de cette nation et contribue substantiellement au panafricanisme.
Cette exigence qui est en même temps un appel pressant à la responsabilité de notre génération (pour tous les vrais patriotes d’origine et d’horizon divers) ne doit pas rester éternellement sans réponse.

N’est il pas temps de lever nos fronts, longtemps courbés. Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir, disait Frantz Fanon.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *