Joseph Anganga Senga, Juriste, Énarque, Administrateur civil de la République démocratique du Congo et chercheur en Administration Publique, Droit de la Fonction publique et Droit parlementaire ; dresse un bilan élogieux du vice-Premier Ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebwa.
C’est en prélude de la publication de son ouvrage intitulé « Le futur de l’Administration publique congolaise : Analyse des réformes effectuées, en cours et projection de l’avenir », que monsieur Anganga fait le point sur les grandes réalisations et réformes du VPM Lihau.
Du plan social au plan juridique, passant par le plan administratif, ce chercheur en administration publique et droit parlementaire a passé en revue les réalisations du chef de la Fonction publique sans laisser échapper un seul détail.
Sur le plan Social
L’actuel VPM de la Fonction publique a :
- Initié la couverture des risques professionnels en ouvrant l’ action sociale et sanitaire, prise en charge par la CNSSAP ;
- Réduit de 15 à 3 % l’IPR de tous les fonctionnaires, chose qui a augmenté le pouvoir d’achat à l’époque, alors que la dépréciation du franc fait qu’actuellement tous les fonctionnaires sont dans le besoins de le récupérer.
- Mécanisé 150.000 Fonctionnaires, 4.500 de son portefeuille ;
pour ne citer que cela.
Sur le plan administratif
II a :
- Initié, proposé et obtenu la promotion en grade des fonctionnaires bloqués depuis 1981, notamment par voies d’ordonnances pour les hauts fonctionnaires, des décrets pour les cadres supérieurs et de ses propres arrêtés pour les agents de collaboration et d’exécution ;
- Entrepris la mise à la retraite de 11. 000 fonctionnaires ;
- Revisité les Cadres et structures organiques de 59 ministres;
- poursuivi avec le recrutement objectif à l’Ena;
- Débuté et poursuit l’identification des Agents Cadres de l’État, restés sans être identifiés depuis 1982, dans le but de maîtriser les effectifs et la masse salariale.
Sur le plan juridique
- L’adaptation et modification des textes régissant l’administrationpublique, devenus obsolètes et désuets ;
- La mise en place d’un cadre juridique efficace régissant le régime disciplinaire des Cadres et Agents de l’État.

En attendant la publication de son ouvrage au mois de décembre, qui s’annonce plutôt riche en contenu, Joseph Anganga a affirmé que depuis 1981 à nos jours, aucun Ministre de la Fonction publique n’avait effectué autant de réformes aussi courageuses et profondes comme l’actuel VPM, Jean-Pierre Lihau Ebua.
Pour les primes et avantages, précise-t-il, cela est de la compétence des services techniques : le Ministre des finances et celui du Budget, qu’il exhorte d’ailleurs de les voir travailler ensemble pour parachever le travail remarquable déjà abbatu. Le diagnostic par lui effectué, à lire dans son ouvrage, projecte les autres réformes à effectuer.
En outre, Joseph Anganga précise que la réforme de l’administration est un processus graduel qui nécessite la participation triptyque des parties prenantes suivantes :
- Gouvernement : Comme organe qui fixe les assignations prioritaires d’un département ministériel par la lettre de mission ( Ministères de la Fonction Publique, Budget et Finances considérés comme ceux qui doivent porter ensemble lesdites reformes sous le contrôle du Gouvernement) ;
- Les Fonctionnaires, premiers bénéficiaires de toutes les reformes ;
- Les organes techniques et la presse qui est considérée comme troisième pouvoir aujourd’hui…
En sus, il renchérit en arguant que depuis 2003 à nos jours, il n’y a pas eu un diagnostic sérieux posé sur les différentes reformes effectuées afin de cerner les forces, faiblesses, opportunités et menaces desdites reformes.
Il faudrait, selon lui, qu’on soit en mesurer de connaître l’apport de différentes réformes dans la vie de la population en général et des Fonctionnaires en particulier.

