Les deux chambres du Parlement congolais ont donné, mercredi 29 octobre, leur feu vert à une nouvelle prolongation de l’état de siège en vigueur dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Réunis en plénières au Palais du Peuple, les députés et sénateurs ont adopté à l’unanimité le projet de loi présenté à cet effet. Les séances ont été respectivement conduites par Jean-Michel Sama Lukonde au Sénat et Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu à l’Assemblée nationale.
Cette décision fait suite à une demande du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, transmise aux deux chambres par le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali.
Dans son argumentaire, le gouvernement estime que la mesure reste indispensable face à « la persistance de l’agression rwandaise et de l’occupation illégale » de certaines zones du territoire national. Malgré les avancées enregistrées sur le terrain, les autorités reconnaissent que la stabilisation complète du Nord-Est du pays demeure un défi.
Instauré en mai 2021, l’état de siège place la gestion des provinces concernées sous la responsabilité de l’armée et de la police. S’il a pour objectif de ramener la paix dans cette région en proie à l’activisme des groupes armés, il continue de diviser l’opinion. Plusieurs voix issues de la société civile et du monde politique appellent à une évaluation claire de ses résultats après plus de quatre ans d’application.
