La tension est montée d’un cran ce jeudi 7 mai 2026 à Ntoto, chef-lieu du groupement Waloa Uroba, dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), après une altercation entre un milicien Wazalendo et un civil, ayant dégénéré en violences meurtrières et plongé la communauté dans un climat de vive inquiétude.
Selon des sources locales, tout aurait commencé alors qu’un combattant et un civil partageaient un verre. Sous l’effet de l’alcool, une discussion aurait dégénéré, poussant le milicien à ouvrir le feu et à tuer le civil sur le coup.
En réaction, une partie de la population, en colère, s’est emparée de l’auteur des tirs, qui a été violemment agressé puis tué par la foule.
Pour tenter de disperser les habitants en furie, des éléments du groupe Uhuru RDC ont fait usage de leurs armes. Dans la confusion qui a suivi, un autre civil a été grièvement blessé par balle à l’œil gauche. Le bilan provisoire fait état de deux morts et d’un blessé grave, actuellement pris en charge au centre de santé de référence de Ntoto.
Ce drame survient dans un contexte déjà tendu, marqué par plusieurs accusations locales visant les Wazalendo, notamment des cas d’intimidation et d’extorsion signalés en début de semaine.
L’incident a également fortement perturbé les épreuves de l’Examen d’État. Pris de panique à l’écoute des coups de feu, élèves et encadreurs ont fui vers la brousse, craignant une attaque plus large. Ce n’est qu’en début de soirée, après l’inhumation des victimes, que les habitants ont progressivement regagné leurs foyers.
Ce vendredi matin, un calme précaire règne dans la cité. Barthélemy Mulengezi, chef de groupement intérimaire de Waloa Uroba, confirme une reprise timide des activités, notamment la reprise des épreuves par les finalistes dans les centres d’examen.
