Un bilan provisoire fait état de quinze personnes tuées, dont deux femmes, et de plus de sept maisons d’habitation incendiées lors d’une nouvelle incursion attribuée aux rebelles ougandais des ADF dans trois villages du groupement Bapakombe, à savoir Isigo, Boti et Mambimbi, près de Magurejipa, dans le secteur des Bapere, territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Selon des cadres de base locaux, les faits se sont produits dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 février 2026, dans cette agglomération située à une quinzaine de kilomètres de Njiapanda, dans la partie nord de la province du Nord-Kivu, à l’est de la RDC.
À la suite de cette nouvelle attaque attribuée aux ADF, plusieurs villages voisins du secteur de Bapere se sont vidés de leurs habitants, à l’instar du village de Pawanja, resté désert toute la journée de samedi.
Presque tout le village s’est vidé. Les gens partent dormir dans les brousses et d’autres ont regagné des zones supposées sécurisées.
témoigne Godefroid Kasereka, cadre local
Face à la recrudescence des attaques des ADF, plusieurs acteurs politiques et de la société civile appellent les autorités compétentes à élargir le déploiement des forces de sécurité autour des villages de Mausa, Mambume, Vuthatha, Kalibo, Isigo, Mambida, Lose, Mavwemavwe et Musenge, afin de protéger les civils.
Dans une réaction publiée sur le réseau social X (ex-Twitter), Promesse Matofali, opposant politique proche de Moïse Katumbi, dénonce ce qu’il qualifie de silence des autorités :
Chaque jour qui passe, des vies humaines sont fauchées, pendant que les leaders du coin restent silencieux, se contentant de leurs fonctions et des avantages du régime. Nous continuons à dénoncer ce silence coupable du régime du président Félix Tshisekedi et de son Union sacrée, et plaidons pour que l’autodéfense organisée soit adoptée comme nouvelle stratégie.
Il convient de rappeler que plusieurs attaques similaires ont récemment été signalées dans d’autres entités, notamment dans le territoire de Beni (Nord-Kivu) et dans certaines zones de la province de l’Ituri, où les ADF continuent de circuler malgré la présence de la coalition FARDC–UPDF engagée dans l’opération Shujaa.
