La ville de Kisangani, autrefois connue pour sa vitalité et son calme, est aujourd’hui théâtre d’une crise humanitaire silencieuse. Le conflit intercommunautaire entre les Mbole et les Lengola a laissé des séquelles profondes, notamment la prolifération de la mendicité des enfants dans les coins stratégiques de la ville.
Dans les rues de Kisangani, il est devenu de routine de voir des enfants mendier aux intersections et devant les commerces. Ces enfants, souvent orphelins ou séparés de leurs familles, n’ont d’autre choix que de recourir à la mendicité pour survivre. Les coins stratégiques de la ville, tels que le marché central et les différents rond-point et les débits des boissons deviennent des lieux de refuge et de quête de nourriture.
Ces enfants âgés entre 10 et 15 ans, vivent dans des conditions de vie précaire, nombreux d’entre eux affirment être des déplacés de Lubunga installés dans les sites et qui ont quitté la rive gauche, pour se mettre à l’abri du conflit entre les deux communautés et les conséquences qui en résultent.
« Saidiya, saidiya » (de l’aide, de l’aide), des mots qui résonnent au quotidien, un refrain de détresse de ces enfants parcourant des rues à la quête de survie.
De nombreux boyomais se posent des questions sur l’encadrement de ces enfants, car la protection de chaque enfant est une priorité en vue de lui garantir un avenir serein et lui créer un environnement favorable pour leur épanouissement.
Ce phénomène, pensent les boyomais avisés, est un symptôme visible d’une crise plus profonde causée par le conflit Mbole-Lengola. Il est impératif que de mesures soient prises pour résoudre les causes profondes de ce conflit et offrir un avenir meilleur à ces jeunes vies.
