8 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani – Lutte contre la traite des personnes par l’APLTP : les officiers des FARDC et PNC à l’école du savoir

En marge de la célébration de la journée mondiale de la lutte contre la traite des personnes le 30 juillet prochain, l’agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes (APLTP), poursuit avec ses séances de sensibilisation.

Ce mercredi 27 juillet 2022 dans la salle de l’hôtel le Triangle, c’était au tour des officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et ceux de la Police nationale congolaise (PNC), de se mettre au parfum des réalités sur différentes formes de la traite des personnes.

Ces agents de l’armée et de la police ont été formés sur les généralités sur la traite, ses dimensions, quelques formes de la traite, ainsi que des mesures à prendre en cas d’identification d’une forme de traite des personnes dans la société, en leur qualité de militaires et policiers.

A l’issue de ce briefing, le coordonateur adjoint de l’APLTP, a évoqué l’importance des matières dispensées aux officiers supérieurs au cours de ces assises :

Nous attendons d’eux qu’ils soient mieux informés sur ce phénomène de la traite, parce que beaucoup des gens l’ignorent encore, hors le trafic des êtres humains est une réalité à travers le pays et à travers le monde (…) le plus important c’était d’apporter l’information, qu’il y’a un danger qui nous guète. C’est le trafic des êtres humains à travers ses différents formes, c’est-à-dire l’exploitation sexuelle qui est la forme la plus répandue, le trafic des organes, le trafic des enfants, la mendicité forcée…

Guy Bao Ebamu

a fait savoir Guy Bao Ebamu, avant de préciser que les officiers formés sont censés être en mesure d’identifier les auteurs de ces actes pour les mettre à la disposition de la justice.

De son côté, Hilaire Kombi Moligi, conseiller juridique de la PNC dans la Tshopo et l’un des participants à cette séance de formation, à vanté les mérites de cette session, qui leur a ajouté, dit-il, une matière nouvelle à leurs connaissances.

On nous a donné des techniques pour essayer de voir comment nous pouvons prévenir la traite des personnes. Cet atelier est donc très capital. La nouveauté c’est qu’on est venu nous réveiller pour cette notion qu’on essayait d’ignorer. Cette fois-ci, la police devrait désormais être vigilante.

a-t-il confié. Pour lui, il y’a des cas de traite des personnes à Kisangani, mais ce sont des cas très isolés. Cet atelier va donc leur permettre de bien les identifier pour mieux les combattre.

Sachez par ailleurs qu’en République démocratique du Congo, il n’existe aucune loi spécifique sanctionne les différentes formes de la traite des personnes. Cependant, dans la loi portant protection de l’enfant, certaines dispositions y font référence.

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