À l’occasion de la journée internationale de la jeunesse célébrée le 12 août dernier, l’amphithéâtre de l’Université de Kisangani a servi de cadre, ce vendredi 20 août, à une conférence débat organisée par le Parlement des Enfants et Jeunes de la Tshopo (PARDE), avec comme thème « La jeunesse et ses atouts : une arme à double tranchant pour l’humanité. »
En présence de la coordination des étudiants de l’UNIKIS, cette conférence qui s’est tenue pendant plus de deux heures, a connu trois intervenants, à savoir, Chançard Bolukola, ancien représentant des étudiants de cette université, Jonathan Magala et Ronsard Moleka, des jeunes entrepreneurs.
Dans son mot de circonstance, le représentant des étudiants de l’Université de Kisangani, Cédric Etukumalo, a signifié qu’une jeunesse consciente peut constituer l’avenir d’un pays. S’en sont suivis les exposés des intervenants, qui ont mis l’assistance dans le vif du sujet.
Prenant la parole en premier, Jonathan Magala a souligné que les jeunes constituent une force majeure pour un pays et parfois ils sont une arme à double tranchant : alors que souvent ils s’organisent pour bien faire les choses, il leur arrive de se mettre à tout détruire pour revendiquer leurs droits.
Il est donc ici question de bonne moralité tant chez les jeunes que chez les dirigeants du pays.
Jonathan Magala a également abordé le point sur le système alimentaire, disant que ce dernier devrait être changé et remplacé. Pour se faire, chaque jeune devra donc avoir une tâche à assumer pour le bien-être et le développement de cette jeunesse.
Pour Chançard Bolukula, en ce qui concerne la situation actuelle de la jeunesse, il y a plusieurs jeunes qui rencontrent des difficultés pour avoir un travail après les études, d’une part. Face à cela, la psychologie de cette jeunesse devient vulnérable car la vie après les études devient de plus en plus difficile.
D’autre part, le gouvernement n’intéresse pas les jeunes dans ses projets, mais quand il s’agit de faire des marches dans les rues, on met toujours les jeunes sur la première ligne.
Suite à ces pratiques, Chançard Bolukola trouve que la jeunesse est négligée dans notre pays et déplore le processus des entretiens d’embauche où l’on ne cherche plus à savoir ce que la personne a comme expérience ou qualité mais l’on cherche plutôt à savoir par qui l’intéressé est envoyé. Tout cela constitue une des difficultés majeure de la jeunesse congolaise.
La jeunesse congolaise a plusieurs atouts, plusieurs qualités, qui peuvent amener ce pays à se développer, mais elle se retrouve souvent devant un blocage de la part des dirigeants.
a-t-il déclaré.
Ronsard Moleka, le dernier intervenant, pense que la jeunesse a une force qu’on ne peut décrire, alors elle doit savoir se prendre en change et mettre en valeur tous ses atouts. Pour bien faire valoir ses atouts, Ronsard Moleka pense que la jeunesse doit d’abord se connaître pour le mieux être connue par la société entière.
Cette conférence a connu la participation de plusieurs jeunes, notamment ceux d’une entreprise de télécommunication de la place.
RICHARD ELENGA
