C’est au cours d’un point de presse tenu ce samedi 17 janvier dans les installations administratives du FRIVAO, à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, que la cellule de communication du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) a annoncé la reprise du processus d’indemnisation des victimes dans l’espace Grand Oriental.
Deux points majeurs ont été au centre des échanges, à savoir la réhabilitation officielle de Monseigneur François Mwarabu, coordonnateur du Fonds, ainsi que la reprise imminente des activités du FRIVAO dans la Grande Orientale.
S’exprimant devant la presse, le responsable de la cellule de communication du FRIVAO, Deba Lolia, a confirmé la réhabilitation officielle de Monseigneur François Mwarabu après plusieurs mois de suspension. L’arrêté portant sa réintégration a été signé le 12 décembre et rendu public le 24 décembre, mettant ainsi fin aux inquiétudes et aux suspicions qui entouraient le fonctionnement de l’institution.
Selon Deba Lolia Baelongandi, les activités du FRIVAO vont bientôt reprendre, notamment dans les provinces du Bas-Uele, du Haut-Uele, de l’Ituri et de la Tshopo, avec Kisangani comme siège de la direction générale. Il a précisé que des orientations sont actuellement attendues du ministre d’État, ministre de la Justice, qui présentera le dossier FRIVAO lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres afin de fixer les lignes directrices pour la poursuite du processus d’indemnisation.
S’adressant aux victimes, la cellule de communication a appelé à la patience, au calme et à la responsabilité, tout en invitant la population de la Grande Orientale à accueillir avec satisfaction la réhabilitation du comité de coordination dirigé par Monseigneur Mwarabu.
En ce qui concerne l’indemnisation, les responsables ont rappelé que le FRIVAO indemnise exclusivement les victimes des activités illicites de l’armée ougandaise commises entre 1998 et 2003, conformément à l’arrêt de la Cour internationale de justice. Ils ont également souligné que l’identification des victimes est gratuite et que le FRIVAO n’a pas encore déployé officiellement ses agents dans les territoires et autres provinces, mettant ainsi en garde contre toute tentative d’escroquerie au nom du Fonds.
LRépondant aux questions de la presse, la coordination du FRIVAO a exprimé sa compassion envers les victimes ayant subi les conséquences sociales liées à l’arrêt temporaire des activités.
