Plus de cent vingt (120) chercheurs scientifiques ont participé, ce samedi 30 novembre 2024 à Kisangani, à un café méthodologique organisé par le Laboratoire Science et Développement durable de l’Université de Kisangani (LSDD), dans le cadre d’échanger les expériences, des points de vue, des connaissances autour des avancées épistémologiques sur les questions de méthodologie, mais également des avancées scientifiques et des échanges d’expériences sur différentes difficultés que rencontrent les chercheurs dans la réalisation de leurs études sur le terrain.
Ayant comme thème « Exigences méthodologiques en matière de recherches empiriques », ce café méthodologique a connu dans le cadre des interventions, l’expertise en termes de compétences des Professeurs Jean Otemikongo Mandefu de l’Université de Kisangani, Catherina Wilson de l’Université Radboud de Nimègue, aux Pays-Bas et Justin Kyale Koy de l’Université de Kisangani ; qui ont bossé succinctement des riches exposés allant dans le sens de cette matière importante qui a réunis les chercheurs scientifiques venus de plusieurs horizons avec un intérêt très particulier.
Si le premier intervenant, le Professeur ordinaire Jean Otemikongo, réagissant sur la méthodologie de la recherche empirique en sciences humaines et sociales, a pu montrer aux chercheurs comment administrer les preuves en le appelant à la vérité scientifique, d’où une mise en garde contre le sophisme. Il leur a donc demandé minutieusement de « toujours fonder la recherche empirique sur l’observation des faits particuliers en utilisant les organes de sens ». Catherina Wilson, qui est intervenue en ligne depuis les Pays-Bas, a mis un accent sur la recherche qualitative en parlant des méthodes, de la positionalité, la serpendité ainsi que la coévalité.
Le fait d’être ensemble au même moment et au même endroit pendant une recherche empirique, cela est une condition nécessaire à la production des connaissances.
a souligné la Professeur en département de géographie humaine à l’Université Radboud, Catherina Wilson


À en croire le Professeur Marie-Bernard Dhedya, Directeur du laboratoire qui a organisé cette première activité historique pour le LSDD, l’objectif visé par ce cadre est essentiellement « la construction d’un cadre de réflexion qui va devoir devenir permanent pour que les chercheurs aient la possibilité de relever les défis qu’ils rencontrent sur le terrain, mais également de documenter les différentes avancées qui s’observent dans le monde de la méthodologie. »
Par ailleurs, les cadres similaires se tiendront désormais tous les trois mois. Sur 120 participants inscrits en ligne venus de plusieurs établissements et des centres de recherches, l’on a compté six étrangers.
