Depuis quelques jours, il s’observe une hausse significative du prix de haricot au marché central de Kisangani, chef -lieu de la province de la Tshopo. Ce lundi 11 novembre, un gobelet d’haricot vert qui se négociait à entre 2.500 et 3.000FC, se à 6.000FC ; alors que celui de haricot rouge communément appelé « makila » par les boyomais, s’achète à 5.000FC au lieu de 2.300FC.
Pour les quelques vendeurs de ce produit interviewés par notre rédaction, le délabrement avancé de la route nationale numéro 4 (RN4) serait à l’origine de cette hausse :
Nous sommes tous nourris par le haricot qui nous vient de Bunia. Cependant, l’état de délabrement de cette route de l’Ituri ne permet pas que les arrivages de haricot nous parviennent, car les véhicules sont bloqués sur la route.
souligne une vendeuse
A une autre de renchérir :
À Kisangani, nous vivons du haricot et du pondu. Maintenant avec ce nouveau tarif, que pensent les autorités de ce pays ? Car le social de la population n’est rien du tout pour elles. Si c’était leur inquiétude, cette route serait déjà asphaltée.
Rappelons que les travaux de réhabilitation de la RN4 étaient déjà lancés par le gouvernement central il y’a plusieurs mois. Cependant, aucune communication n’a été fait sur leur évolution, et sur terrain, ils ne sont visiblement pas exécutés.
