Le Groupe de Réflexion et d’Action pour la Promotion des Droits de la Femme et de la Fille (GRAPFF), en collaboration avec MSI (Marie Stopes International) et ses partenaires, a organisé ce jeudi 27 novembre à Kisangani une session de plaidoyer axée sur la signature d’un acte d’engagement pour la mise en œuvre des engagements de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC) en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR) des adolescents et des jeunes.
Cette rencontre a réuni des autorités politico-administratives, des responsables des services techniques (santé, éducation, jeunesse et genre), ainsi que des représentants d’organisations de jeunes et d’associations féminines. L’objectif : traduire les engagements régionaux en actions concrètes au niveau provincial.
Avant la lecture de l’acte d’engagement, la coordonnatrice de GRAPFF, Madame Albertine Likoke, a expliqué clairement le contenu du document aux participants.
Ce plaidoyer est une réponse à la vulnérabilité croissante de nos adolescents face aux grossesses non désirées, aux infections sexuellement transmissibles (IST) et aux violences sexuelles. Il est temps que chaque acteur joue pleinement son rôle.
a-t-elle déclaré
Elle a également insisté sur la nécessité d’une synergie entre les services techniques, les écoles, les familles et les organisations de jeunesse afin de garantir une prise en charge globale des adolescents.
Les engagements AOC, signés à Brazzaville et ratifiés par la RDC, reposent sur neuf axes prioritaires, notamment :
la lutte contre les grossesses et mariages précoces ; la prévention du VIH et des IST chez les adolescents ; l’accès à une éducation sexuelle complète ; la promotion de la planification familiale ; la lutte contre les violences basées sur le genre ; la protection des droits sexuels et reproductifs des jeunes, conformément au Protocole de Maputo.
Le moment fort de la cérémonie a été la lecture et la signature de l’acte d’engagement, marquant la volonté collective des participants d’améliorer la santé des adolescents et des jeunes.
Nous prenons l’engagement solennel de mettre en œuvre, au niveau de la province de la Tshopo, toutes les actions nécessaires pour garantir l’accès des adolescents et des jeunes à une information fiable, à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité, et à un environnement protecteur, respectueux de leurs droits.
peut-on lire dans l’acte signé par les parties prenantes
Cet engagement implique notamment la lutte contre les grossesses précoces, les mariages forcés, la propagations du VIH/SIDA, ainsi que la prévention des violences sexuelles et basées sur le genre.
Le coordonnateur du Programme National de Santé des Adolescents, Dr et Sœur Thérèse Mokaria, a souligné que la province de la Tshopo enregistre une augmentation préoccupante des grossesses précoces et de l’abandon scolaire chez les jeunes filles.
L’adolescence est une période critique. Sans un encadrement adéquat et un accès facilité aux services de santé, nous compromettons l’avenir de toute une génération. Il est impératif de renforcer les centres de santé amis des jeunes.
a-t-elle indiqué
De son côté, le coordonnateur intérimaire du Programme de Santé de la Reproduction a insisté sur la nécessité de démocratiser la planification familiale et de rendre les services plus accessibles aux adolescents.
Les jeunes ont le droit de bénéficier de services de santé reproductive confidentiels, sécurisés et sans stigmatisation. La mise en œuvre des engagements AOC doit se traduire par des actions visibles sur le terrain.
a-t-il affirmé
Les participants ont unanimement salué l’initiative du GRAPFF, reconnu pour son engagement en faveur des droits des femmes et des filles, notamment à travers la vulgarisation des textes juridiques, la sensibilisation communautaire et le plaidoyer institutionnel.
