Faire de la biosphère de Yangambi un site model d’observatoire du développement durable à travers ses trois fonctions spécifiques, celles de la gouvernance, la recherche scientifique et l’appui au développement local ; est l’objet global sur lequel est axé la deuxième phase du projet : « Faire de la réserve de biosphère de Yangambi un pôle d’excellence sur le climat et biodiversité », lancé ce vendredi 27 septembre 2024 à Yangambi dans la province de la Tshopo, pour une durée de 3 ans.
Cette deuxième phase du projet Yangambi comprend plus de 55 activités, impliquant plus de 13 partenaires et acteurs locaux et bénéficiera à plus de 10.000 personnes, avec budget de 4 millions d’euros. Le projet vise spécifiquement, en premier lieu à renforcer la gouvernance institutionnelle du comité MAB et d’autres partenaires du paysage de Yangambi et renforcer la recherche et les formations spécifiques sur le changement climatique et la conversation de la biodiversité, en deuxième lieu. Mais aussi, à assurer une meilleure conservation et restauration de la biodiversité et des écosystèmes dégradés.
Dr. René Jiofack, Coordonateur du projet Yangambi, a dans l’atelier du lancement, peint les les activités qui seront mises en œuvre au cours de ces trois années. Au niveau de la gouvernance, il s’agit de renforcer les institutions partenaires au projet et des institutions au niveau local notamment les associations communautaires d’épargne et de crédit, le COPil local c’est-à-dire le comité de pilotage local MAB–Man and the Biosphere Program (Programme sur l’homme et la biosphère) et d’autres institutions au niveau national et provincial.
Il y’aura des constructions et réhabilitation des bâtiments qui vont se poursuivre et la pose le l’énergie photovoltaïque. Maintenant au niveau de la recherche, on va beaucoup s’appesantir sur l’état de lieu de la réserve, c’est-à-dire savoir ce qui existe pour le moment, on va s’appesantir sur le niveau de dégradation et aussi anticiper sur la restauration des sites qui sont dégradés. Cela va permettre aux étudiants de travailler sur plusieurs travaux de recherche et donner des résultats probants qui au finish aideront à mieux conserver cette réserve.
a expliqué René Jiofack
Sur le troisième pilier, dit-il, l’appui local va continuer avec le renforcement des capacités des associations communautaires d’épargne et de crédit déjà mis sur pied. « Nous allons intensifier la création de ces associations », ajoute-t-il, et par la suite, « nous allons travailler à renforcer et travailler sur le plan technique et technologique de ces associations pour qu’elles deviennent beaucoup plus autonomes et qu’elles puissent générer elles-mêmes ses revenus et leur suivi ».


Ce projet a un impact même au niveau mondial (…) Je suis convaincu que durant ces trois années avenir, nous allons amener une contribution très importante à Yangambi pour véritablement faire de cette réserve de biosphère un pôle d’excellence pour le climat et la biodiversité.
a affirmé, de son côté avec sérénité, Isaias Baretto, représentant de l’UNESCO en RDC
Les représentants de la population locale présents à ce lancement, ont assuré leur implication et leur vif engagement pour la réussite de la phase 2 du projet Yangambi :
Nous avons bien travaillé lors de la phase une du projet. Pour la deuxième phase, nous allons davantage sensibiliser la population pour protéger la forêt car, c’est celle-ci qui prône le développement de notre pays et du monde entier.
a déclaré en lingala, madame Befonga Soko Scolastique, au micro de Kaba Lisolo
Dans le cadre du projet Yangambi, le bureau de l’UNESCO en RDC a doté à l’Institut national pour l’Etude et la Recherche agronomique (INERA Yangambi) de drones, pour permettre aux chercheurs d’avoir des données sûres de la vaste zone de la réserve de manière efficace et précise.
