La situation devient critique dans la province du Kasaï. Plus de 7 000 personnes vivant avec le VIH sont aujourd’hui privées de traitement antirétroviral (ARV), conséquence directe de la grève sèche déclenchée par les agents de santé. Une interruption brutale de prise en charge qui fait monter la peur d’une crise sanitaire silencieuse, mais aux effets potentiellement dévastateurs.
Selon la secrétaire exécutive provinciale de l’Union congolaise des organisations des personnes vivant avec le VIH, toutes les structures assurant la distribution des ARV sont à l’arrêt depuis maintenant une semaine. Une paralysie totale qui expose des milliers de patients à une détérioration rapide de leur état de santé.
Le danger est réel
alerte Adel Kabedi, qui appelle à une intervention urgente des autorités pour éviter le pire.
Sur le terrain, la réalité est alarmante. On note, la fermeture des Centres, des patients livrés à eux-mêmes, traitements interrompus sans encadrement médical, etc. Or, toute rupture dans la prise des ARV peut entraîner des conséquences graves, notamment une augmentation de la charge virale, des complications opportunistes, voire des décès.
Entre-temps, la ministre provinciale de la Santé confirme ce tableau préoccupant après une descente dans plusieurs hôpitaux de la ville de Tshikapa. Elle reconnaît que les services sont fermés, même si certains médecins tentent de maintenir un service minimum pour assurer une prise en charge partielle des malades.
Par ailleurs, ce dispositif d’urgence reste largement insuffisant face à l’ampleur de la crise. Pour les organisations de lutte contre le VIH, chaque jour sans traitement est un pas de plus vers une catastrophe sanitaire évitable.
