Le 17 septembre de chaque année, le monde célèbre la journée mondiale sans voiture. L’objectif poursuivi par cette journée est d’initier la prise de conscience collective et la nécessité d’agir contre les nuisances générées par la croissance du trafic motorisé en milieu urbain. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre la pollution atmosphérique ou contre le bruit, mais aussi d’améliorer la qualité de vie en ville.
Cependant, cette journée reconnue par la République démocratique du Congo, passe inaperçue sur toute l’étendue du territoire national en général et dans la province de la Tshopo en particulier, par manque d’implication des écologistes.
Lors d’un échange avec la rédaction de Kaba Lisolo ce mardi 17 septembre 2024, le professeur Franck Bapeyamoni, enseignant à la faculté des Sciences de l’Université de Kisangani, a laissé entendre que le vrai problème n’est pas la voiture mais plutôt ce que les engins utilisent :
Les engins utilisent les hydrocarbures, qui dégagent dans l’environnement des gaz nuisibles pour le fonctionnement normal des écosystèmes. Quelle que soit l’importance de cette journée, elle n’a pas d’impact en RDC encore moins dans la Tshopo par manque d’implication des écologistes dans la sensibilisation de la population et notre niveau de technologie ne nous permet pas d’impacter sur la situation de cette journée.
a renchérit l’écologiste Franck Bapeyamoni
Ainsi, il demande à la population tshopolaise d’éviter certaines pratiques nuisibles à environnement :
La RDC est un pays solution. Nous devons conserver nôtre foret et voir comment étendre ses superficies. Je nous demande tous d’éviter certaines pratiques qui détruisent l’environnement dont l’agriculture itinérante sur brûlé, pratique individuelle néfaste à l’environnement dont le gaspillage et la pollution de l’environnement avec les sachets. Je nous conseille aussi de ne pas acheter les choses que nous n’utilisons pas. Ce genre de journée doit aider à la sensibilisation et amener les hommes à la pratique des essentiels.
Notez que la journée sans voitures existe depuis 1998 et les bilans des dernières années montrent une certaine désaffection et un réel désengagement des grandes communautés urbaines.
