Lors d’un point de presse tenu ce lundi 21 octobre à Kisangani, le Sénateur Jean Bamanisa Saidi a abordé la question liée à la révision constitutionnelle, déclarant que « cela reste pour l’instant l’affaire d’un seul parti » et avouant que cette idée ne s’avère pas souveraine, plutôt que de réfléchir avant tout à comment elle fonctionne, article par article.
En effet, l’élu de Kisangani a clarifié ses dires en précisant que le sujet de la révision constitutionnelle ne peut pas être un sujet à polémique. S’il faut le modifier, il ne doit constituer une division entre le peuple congolais, appelé à être unis.
Nous ne devons pas faire de la réflexion sur le fonctionnement de nos institutions et de nos textes, un sujet à division ou à polémique. Ce sont de questions qui étaient écrites par des hommes et qui peuvent être réfléchies par les hommes. S’il faut corriger, on se doit de ne pas toucher l’intégrité, l’unité et l’esprit de la nation congolaise.
a-t-il précisé
Face aux journalistes et quelques sympathisants présents dans la salle du restaurant La Fourchette, Bamanisa a fait savoir que deux articles seulement dans la constitution (articles 2 et 181) seraient à son avis, modifiables.
J’aurai peut-être une proposition de changement sur l’article 2 qui dit que la RDC est composée de 25 provinces plus la ville de Kinshasa puis les autres articles disent Kinshasa porte le statut de province. J’estime que nous avons mal composé nos provinces […] Kinshasa aujourd’hui est devenue ingouvernable parcequ’elle a une forme de ville alors qu’elle devait être une province avec des villes et composées de plusieurs communes. Je l’ai déjà demandé officiellement aux autorités que nous poussions revoir l’article là.
a-t-il expliqué
Et d’ajouter par la suite :
Un autre à modifier c’est l’article 181 sur la péréquation où j’estime qu’on doit créer une structure autonome et financière. Je demande qu’il y’ait un compte de la péréquation où une direction du ministère de finances et du ministère de budget vont allouer un montant puis faire la répartition dans les provinces.
Outre cette question liée à la révision constitutionnelle, le point de presse de ce leader de la Grande Orientale a traité sur plusieurs problématiques, rendant la scéance plus instructive et pédagogique pendant près de 2 heures et 15 minutes.

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