15 juin 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Politique

RDC – Spectacle de compromission à l’Assemblée nationale : le peuple congolais encore trahi !

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a, une fois de plus, offert au peuple un spectacle jugé indigne d’une institution censée incarner la démocratie. Au cœur de la polémique : le premier vice-président de la Chambre basse, Jean-Claude Tshilumbayi, accusé d’avoir manipulé la procédure parlementaire pour sauver trois membres du bureau pourtant visés par des pétitions jugées recevables.

La crise a éclaté après les travaux de la commission spéciale et temporaire, dirigée par le député UDPS Peter Kazadi, qui avait validé la recevabilité de cinq pétitions contre des membres du bureau. Conformément au règlement intérieur, ce rapport devait conduire à une décision souveraine de la plénière. Mais le processus a rapidement dérapé.

Une adoption contestée

Le rapport final a été adopté dans des conditions qualifiées de « violation flagrante de la procédure » par plusieurs députés. Résultat : seuls Vital Kamerhe, deuxième vice-président, et Dominique Munongo, vice-présidente, ont été écartés. Les trois autres membres visés ont été épargnés, en dépit des accusations portées contre eux.

Accusations de partialité

De nombreux élus ont pointé la responsabilité de Jean-Claude Tshilumbayi, soupçonné d’avoir instrumentalisé les débats pour protéger ses alliés politiques. « Ce qui s’est passé est une insulte au peuple congolais », a dénoncé un député de l’opposition, estimant que la transparence et l’égalité de traitement ont été sacrifiées.

Une institution discréditée

Pour beaucoup, il ne s’agit pas d’un simple incident de procédure, mais d’une atteinte grave à la démocratie parlementaire. Cette affaire renforce l’image d’une Assemblée nationale déconnectée du peuple, prisonnière de calculs partisans et de compromis occultes.

En choisissant de privilégier des intérêts politiques au détriment de l’exigence d’intégrité, Jean-Claude Tshilumbayi n’a pas seulement protégé ses collègues : il a contribué à plonger l’institution dans un profond discrédit, creusant davantage le fossé entre les citoyens et leurs représentants.

Dans ce climat de défiance, la démocratie congolaise apparaît fragilisée, minée par les jeux d’influence et l’absence de courage politique.

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