15 juin 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Politique

RDC : la campagne électorale dans un contexte politique tendu, quelle voie pour les élections ? (Analyse)

C’est pratiquement dans 4 jours que les congolais de la République démocratique du Congo devront se rendre aux urnes pour voter les nouveaux dirigeants de la classe politique pour la présidentielle, le législatif en province et au national, ainsi qu’au niveau local pour la première fois dans le pays.

Les élections générales prévues le 20 décembre, s’avèrent une épreuve beaucoup plus particulière et un moment important et historique pour mettre en exergue la démocratie de la RDC.

A trois jours seulement de la fin de campagne électorale, doit-on lire d’une part le nombreux défis à relever, et d’ autre part, les déespoirs dans le chef des candidats retenus à la course au pouvoir qui plaignent de ne pas avoir reçu auprès de leur Mentor politique des moyens nécessaires pour battre campagne.

La campagne électorale de cette année, débutée depuis le 19 novembre dernier s’est distinguée en se déroulant sous un climat tendu, marqué par des accusations et de fraudes, des violences et des restrictions des libertés ainsi que de la désinformation et la diffusion de messages de haine .

Au départ, la commission électorale nationale indépendante (CENI) a retenu 26 candidats en lice pour les élections présidentielles avec la représentativité de deux femmes seulement, avant que Katumbi et ses alliés forment leur coalition.

Énormes défis sécuritaires et logistiques

Pour l’organisation des élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées, la sécurité reste un aspect incassable. C’est un défi de taille pour le pays qui, en sa partie Est, la sécurité demeure toujours tendue. Plus d’un congolais se demande si citoyens congolais de Rutshuru, Maisisi, Sake, en passant par les villages de Malehe, Fumbwa Anika et Mushaki vont vraiment voter.

La CENI a également d’énormes défis pour le déploiement des matériels et les équipements dans tous les centres de vote se situant dans tous les coins et recoins de la RDC, quand bien même Cheffe de la Monusco ait souligné que : « la mission est mobilisée pour aider au déploiement du matériel électoral vers les centres de vote ».

De la désinformation aux discours de haine

La propagation du discours de haine et la désinformation, deux concepts sœurs qui, jusque-là, divise l’opinion publique en RDC. L’on assiste à la circulation des fausses informations et rumeurs sur les réseaux sociaux, dont la finalité n’est autre que de discréditer certains candidats et pousser la population à la méfiance vis-à-vis ceux-ci et de leur relation avec les lecteurs.

Une attention particulière en ce qui concerne le caractère apaisé des élections et tout ce qui est discours de haine, incitation à la violence, restitution à l’espace public, la liberté de mouvement et d’association, est à observer pour le bon déroulement des élections.

La campagne Zéro réélu,une solution envisagée ?

Face à l’inefficacité des élus nationaux et provinciaux, une campagne dite de « zéro réélu » s’est lancée au cours de la campagne politique en RDC initiée par la nouvelle dynamique de la société civile au regard du fait que les députés nationaux et sénateurs ont « oublié les missions pour lesquelles ils ont eu mandat » a plongé le pays dans le chaos, donne la nécessité aux citoyens congolais qui vont aller au scrutins de choisir des niveaux dirigeants.

Les élections, une voie certaine qui s’ouvrent pour amener le pays vers son essor à condition que le citoyen soit à mesure de faire un choix judicieux de ses représentants. Assurer la sécurité et la protection de la population et garantir les libertés fondamentales tout en respectant le pluralisme d’opinion deviennent davantage à observer.

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